Radio Pacific 101.5 fm

Éditorial 3 min de lecture

Le « Blanc »

Le « Blanc »

On est toujours très fier de déclarer pompeusement que nous sommes la Première république noire, même si depuis l’époque des fondateurs très peu d’entre nous avaient compris ce que cela implique. Aujourd’hui, pour expliquer la catastrophe, on revient toujours à la dette de l’Indépendance, alors que Boyer n’avait nulle raison objective de payer cette prétendue redevance. Et, bien sûr, l’Occident a toujours voué une haine au nouvel État parce que d’anciens esclaves, des hommes de couleur, avaient vaincu une armée aguerrie.

Ce qui est effarant, c’est comment nous en sommes arrivés à nous agenouiller devant les étrangers qui nous étranglent, le « Blanc », comme on aime à le dire chez nous, jusqu’à leur remettre tous les pouvoirs de décision. Dans des partis politiques, dans des cénacles où la réflexion devrait s’élever à un certain niveau, on remet tout à la volonté du « Blanc ». Ainsi on attendra les élections américaines pour planifier telle action, comme si la politique internationale de ce pays impérialiste changeait sensiblement avec une autre administration. Il est vrai qu’au vu de la puissance de ce pays, le monde entier est à l’écoute de sa politique, mais s’en remettre entièrement à des décideurs — souvent d’obscurs petits fonctionnaires — à Washington relève d’une incommensurable incompétence. Nos dirigeants politiques et économiques bombent le torse devant leurs citoyens, mais courbent l’échine de manière pitoyable devant le « Blanc ». On a vu récemment un haut dignitaire de l’État dans une posture ridicule devant un simple ambassadeur.

Tout patine actuellement sur la scène politique parce que tout le monde attend une décision du « Blanc »  qui ignore, jusqu’au mépris, une douzaine de millions de nègres dont les dirigeants démontrent chaque jour leur inaptitude à gouverner, leur voracité à profiter des maigres ressources de leur pays et aussi leur bestialité dans la satisfaction de leurs bas instincts en faisant main basse sur le peu que la nation génère.

Publicité — faites défiler pour poursuivre la lecture

Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.

Connectez-vous

Pas encore de compte ? Inscrivez-vous

Suivez-nous sur WhatsApp

1 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Frerot Dupoux

Well said. Bien dit. Analyse bien faite, sans emotion, sans passion.

À lire également

Toute la rubrique Éditorial

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, avec votre compte lecteur.

Rubriques à suivre