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Le député Printemps Belizaire implicitement indexé par Joseph Lambert

Le député Printemps Belizaire implicitement indexé par Joseph Lambert









Tout le monde attendait cette information, mais au final aucun nom n’a été officiellement cité par le directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH). Pourtant, le député Printemps Bélizaire a été implicitement indexé par le sénateur Joseph Lambert.

« Est-ce que le député Printemps Bélizaire n’est pas celui qui a aidé Arnel à s’échapper lors des interventions de la PNH au village de Dieu ? », s’est questionné le président du Sénat de la République, Joseph Lambert, en s’adressant au DG de la PNH avec beaucoup de fermeté. Malgré la fermeté du président du Sénat, l’information n’a pas été confirmée par le DG-PNH qui estime qu’il y a trop de confusion dans les informations parvenues à l’institution policière. Des confusions qui n’aident pas à confirmer si X ou Y est à la base de cette action.

Par conséquent, les révélations faisant croire que lors des opérations de la PNH des parlementaires auraient aidé des bandits à s’échapper n’ont pas été confirmées. Les numéros de plaque signalés à la Police nationale d’Haïti (PNH), à savoir OF00090 et OF00098 appartiennent au ministère des Affaires étrangères (MAE) et à la Commission nationale des marchés publics (CNMP). Et selon les informations du DG de la PNH, l’une de ces voitures est actuellement en garage, et l’autre n’était pas sur les lieux le jour de l’opération.

Des déclarations qui pourraient entraver les opérations de la PNH

Ce dossier est alors tendu. Pas de confirmation, mais de préférence d’autres révélations toujours infondées qui pourraient entraver les prochaines opérations et les stratégies d’attaque de la PNH. On n’a pas l’impression que les attentes de la population sont comblées à partir de cette séance qui s’est transformée en du tac au tac. Le président de la commission justice et sécurité nationale, Jean Renel Sénatus, a accusé le DG de la PNH d’avoir dépêché une délégation pour aller discuter avec des bandits de la 3e circonscription.

En revanche, le DG a expliqué qu’il s’agissait d’une stratégie élaborée par l’installation d’une police communautaire. Cette police communautaire avait le devoir de discuter avec des leaders communautaires afin de connaître la réalité de la zone pour pouvoir mieux préparer les interventions. Par contre, les leaders communautaires au niveau de ces zones sont très souvent des bandits notoires, opérant au sein des gangs armés. Des stratégies de travail de la PNH étaient dévoilées. Ce qui pourrait entraver les prochaines interventions et forcer l’institution policière à adopter d’autres stratégies.

C’était une séance très animée. Beaucoup de sénateurs, dont Jean Renel Sénatus, qui a brandi le Code d’instruction criminelle, ont demandé comment il est possible qu’au moment d’une opération des forces de l’ordre, qu’un véhicule traverse le lieu de l’opération pour exfiltrer une personne recherchée. Mais aucune explication convaincante n’a été fournie en ce sens. Mais le DG a fait une révélation fracassante en faisant croire qu’il était pris au piège parce qu’un dirigeant de la PNH pensait pouvoir maitriser Arnel en utilisant les services du groupe de gang d’en face, à savoir « baz Pilate ».

Les foyers de tensions qui existent presque dans tous les coins du pays, la question de police parlementaire, les policiers du fameux gang dénommé « baz Pilate », les individus en uniformes de la PNH, mais qui ne sont pas connus par l’institution ont été également abordés. Le sénateur Sénatus dans sa mise en contexte avait indiqué qu’Haïti est un pays comme les autres. Par conséquent, tout le monde devrait avoir la possibilité de mener à bien ces activités. Le pays est en détresse, disait-il. Il connaît des moments difficiles. Ce qui devrait interpeller tout le monde pour mettre les intérêts mesquins de côté et de régler l’affaire de toute la population.

Les bandits font la loi, ajoute-t-il. Les écoles et universités ne peuvent pas travailler. N’est-il pas important de savoir ce qui se passe ?, interrogeait le sénateur. La commission, dirigée par le sénateur Sénatus, voulait savoir également ce qui se passait à La Saline. Et c’est à partir de cette question que le DG de la PNH a informé que le nom de plusieurs soi-disant policiers sont cités dans cette affaire, parmi lesquels, un policier ayant abandonné son poste et l’autre révoqué depuis des années qui effectue des démarches de réintégration.

Le Premier ministre, également président du CSPN, se dit préoccupé par cette situation de peur qui règne dans le pays. Le notaire Jean Henry Céant parle de l’effectif de la PNH qui ne peut pas vraiment répondre, soit 16 000 policiers pour environ 11 millions d’habitants. Le Premier ministre, par peur d’entraver le processus de dialogue entamé avec différents secteurs de la vie nationale, avait souhaité poursuivre le débat à huis clos, mais la demande n’a pas été agréée dans le souci d’éclaircir la lanterne de la population. Pourtant, ces discussions houleuses n’ont pas eu l’effet espéré par ces parlementaires.

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