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L’opposition annonce d’autres étapes dans la bataille contre le pouvoir

L’opposition annonce d’autres étapes dans la bataille contre le pouvoir









Déterminé à renverser le pouvoir en place, le secteur démocratique et populaire a annoncé, le mardi 4 décembre en cours, d’autres étapes dans la lutte enclenchée contre le pouvoir il y a plus d’un an. Entre autres mesures déjà envisagées, le secteur informe avoir saisi deux instances internationales dans le but de mettre en accusation le pouvoir en place qui, selon lui, a organisé le massacre de La Saline, les 13 et 14 novembre 2018. Il annonce, par ailleurs, pour les 9, 10 et 16 décembre des journées de mobilisation dans le pays pour continuer à exiger le départ de Jovenel Moïse et la tenue du procès Petrocaribe.

Considéré par certains organismes des droits humains dont le Réseau national des droits de l’homme (RNDDH) comme un massacre d’état, les événements meurtris, survenus à La Saline les 13 et 14 novembre écoulés, deviennent une opportunité supplémentaire pour l’opposition d’intensifier la pression à l’encontre du Gouvernement qu’ils accusent de bourreau de la population. À l’occasion d’une conférence de presse donnée, le 4 décembre en cours, les responsables de cette branche de l’opposition ont annoncé deux mesures, disent-ils, fondamentales prises par le secteur en vue de mettre en accusation le Gouvernement qui, selon eux, avait planifié ce massacre dont la liste des victimes demeure encore incertaine.

Le secteur démocratique et populaire profite du moindre faux pas de l’Exécutif pour lui mettre des bâtons dans les roues. Et, c’est dans cette veine qu’il a annoncé avoir saisi deux instances internationales, dont la Cour pénale internationale et la Cour interaméricaine des droits de l’homme sur le massacre de La Saline. Selon les responsables politiques qui souhaitent que ces instances viennent voir de leurs propres yeux les monstruosités commises lors de cette attaque, les autorités politiques au timon des affaires violent systématiquement les droits de la population. En foi de quoi, ils sollicitent, de la part de ces instances internationales, des enquêtes en vue de trainer par-devant la justice internationale tous les membres de l’administration Moïse/Céant qui auraient la main trempée dans cette affaire. Les militants politiques soutiennent, par ailleurs, qu’ils ont adressé une correspondance au directeur général de la Police nationale d’Haïti, Michel-Ange Gédéon, pour identifier et soumettre au secteur les noms des policiers qui auraient pris part à ce massacre afin de les poursuivre en justice.

Trois journées de mobilisation annoncées

À la suite de plusieurs rencontres réalisées notamment avec la Communauté internationale et le secteur privé des affaires, et, suivant les engagements pris part le secteur démocratique et populaire pour défendre le droit des victimes de La Saline, l’un des porte-paroles du secteur, André Michel, annonce, pour les 9 et 16 décembre à venir, deux journées de manifestation au niveau de toutes les régions du pays pour continuer à exiger le départ du pouvoir de Jovenel Moïse et la tenue du procès Petrocaribe. Une journée est aussi envisagée, le 10 décembre en mémoire de ceux qui ont payé de leur vie l’attaque armée de La Saline. En l’occasion le secteur en profitera pour exposer les photos de ceux qui seraient victimes durant ces forfaits.

Quid du dossier Petrocaribe ?

Fidèle à sa revendication, le secteur n’en démord pas. Selon l’un des avocats de la partie civile, André Michel, le juge d’instruction chargé d’instruire le dossier Petrocaribe, Ramoncite Accimé, a donné la garantie que l’instruction reprendra son cours une fois que la situation retournera à la normale au parquet de Port-au-Prince. L’homme de loi dit parallèlement en attente de la décision annoncée par le chef du gouvernement d’instruire la DGI de porter plainte au nom de l’état. Se montrant très sceptique sur la bonne volonté du Gouvernement, il dit croire dur comme fer que le procès ne peut pas avoir lieu avec le président Jovenel Moïse au pouvoir qui, selon lui, n’a pas la qualité pour faire progresser cette affaire.

Daniel Sévère



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