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Des citoyens craignent le pire

Des citoyens craignent le pire








La montée de l’insécurité dans les différentes régions du pays, plus précisément dans la capitale haïtienne, inquiète de plus en plus des citoyens dans la métropole du Sud. Ces derniers se montrent préoccupés par ce fléau et disent craindre que la situation se détériore vu l’incapacité du Gouvernement à rétablir l’autorité de l’État et de renforcer les institutions étatiques, ont martelé certains citoyens et leaders d’opinion dans la métropole du Sud, les Cayes.

La recrudescence de l’insécurité après chaque événement politique est devenue une constante, à en croire certains observateurs politiques ayant vécu les mouvements politiques qu’a connus le pays depuis tantôt des décennies. Selon l’homme de loi et directeur d’opinion, Joseph Ketnor Estinvil, chaque trouble politique ne fait que nourrir l’insécurité et cela devient automatique en Haïti.

Par cette thèse, le juriste démontre que la flambée que connait l’insécurité actuellement est due aux derniers mouvements sociopolitiques des six, sept et huit juillet 2018, du 17 octobre et de la semaine du 18 au 22 novembre 2018. Le rétablissement de l’autorité de l’État est le seul moyen de remédier à cette situation, affirme l’analyste politique.

Joseph Ketnor Estinvil souligne que lorsque l’autorité de l’État s’affaiblit, les institutions s’affaiblissent à leur tour et cela crée un vide. Ce qui, à son avis, profite aux fractions politiques devenues plus déterminées à affaiblir le pouvoir en place. Dans ce jeu politique, les fauteurs de troubles de leur côté entrent dans la partie et en profitent pour commettre leurs infractions a expliqué Me Ketnor. Car, voyant le vide et constatant que les autorités compétentes sont incapables ou s’intéressent aux autres défis de l’heure, les bandits trouvent le champ libre d’opérer a-t-il renchéri.

Le juriste, Joseph Ketnor Estinvil, doute que le niveau d’insécurité puisse baisser considérant la conjoncture, il dit au contraire craindre que la situation s’empire dans les jours qui viennent, vu que le président de la République, selon lui, est incapable de rétablir l’autorité de l’État et diriger le pays.

Outre le rétablissement de l’autorité de l’État, seul un consensus entre les partis politiques de l’opposition, le reste de la population et les dirigeants sur l’accomplissement du quinquennat du président de la République pourrait aider à diminuer le fléau de l’insécurité, a déclaré Joseph Ketnor Estinvil. Ce qui, fulmine-t-il, parait impossible, vu l’ampleur de la conjoncture sociopolitique du pays. Joseph Ketnor Estinvil estime que ce pouvoir n’est pas à la hauteur et se montre pessimiste qu’une telle possibilité puisse être envisagée en faisant allusion au passé du pays.

Edver Serisier



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