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Le député Printemps Bélizaire défend son honneur

Le député Printemps Bélizaire défend son honneur








Quelques heures après avoir été sommairement indexé par le président du Grand Corps, le sénateur du Sud-Est, Joseph Lambert, lors d’une séance ordinaire au Sénat, le 4 décembre 2018, le député de la troisième circonscription de Port-au-Prince, Printemps Bélizaire, s’inscrit en faux contre les déclarations du sénateur l’accusant de complice de gang armé. Selon l’élu de Lavalas, il n’est aucunement impliqué dans cette affaire et affirme qu’il ne reconnait pas les plaques d’immatriculation identifiées comme les siennes. Il annonce par ailleurs qu’il va intenter une action en justice à cet effet pour établir la vérité.

Mobilisant quasiment toute la nation sur la tenue de la séance du 4 décembre 2018, les sénateurs, Joseph Lambert et Jean Renel Sénatus n’ont pas tenu leur promesse de dénoncer les parlementaires qui seraient de connivence avec des gangs armés opérant dans la capitale. En effet, la montagne a accouché une souris si l’on considère l’infirme information délivrée de façon succincte par le président de l’Assemblée nationale, Joseph Lambert, faisant croire que le député de la troisième circonscription de Port-au-Prince, Printemps Bélizaire, aurait aidé le puissant chef de gang du village de Dieu, Arnel Joseph, à échapper aux agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) lors de l’opération policière au village de Dieu le mois dernier. En vue de se défendre, l’élu du parti Lavalas de la troisième circonscription s’inscrit en faux contre ces informations arguant qu’il n’a rien avoir avec ces accusations portées contre sa personne.

Ce n’était pas suffisant, vu l’intérêt qu’a suscité l’annonce des sénateurs au préalable. Néanmoins, c’est assez considérable pour forcer le député à se défendre avec ferveur. Selon le parlementaire qui nie le fait qu’il serait de mèche avec le notoire bandit du village de Dieu, les immatriculations identifiées ne lui appartiennent pas. Il a même avancé qu’il n’a pas, depuis son investiture à la Chambre basse, utilisé de plaques officielles pour circuler. « Je ne soutiens aucun groupe armé. Je reste et demeure un militant engagé à la cause de la masse populaire haïtienne. Lors de cette intervention policière au village, j’étais en dehors du pays et les immatriculations auxquelles fait référence le parlementaire ne me concernent pas », fait remarquer le législateur annonçant qu’il va, de concert avec son cabinet d’avocat, intenter une action en justice pour tirer au clair l’affaire.

Membre de l’aile dure de l’opposition, Printemps Bélizaire dit voir dans la démarche du sénateur une manoeuvre politicienne visant à ternir son image. Selon lui, la déclaration du sénateur n’est autre qu’une stratégie pour l’élu du Sud- Est de mettre les projecteurs sur lui. Qualifiant de machination politique et de campagne diffamatoire les déclarations du sénateur Lambert, le député voit aussi dans cette action une légèreté de plus qui vient corser l’image du Parlement déjà mal perçue. « Il serait plus élégant que le sénateur Lambert, en qualité de président de l’Assemblée nationale, consulte le bureau de la Chambre basse et adresser le problème dans le cas où il avait des informations me concernant. Le bureau à son tour m’aurait invité a discuté autour du dossier », dit penser le membre de la commission politique du parti Fanmi Lavalas.

Concernant le photojournaliste Vladjimir Legagneur

Le député a aussi réagi, lors d’une interview accordée à radio IBO sur le dossier de la disparition du photojournaliste haïtien, Vladjimir Legagneur. Selon le député, il est prêt à collaborer avec la justice de son pays pour que lumière soit faite sur cette tragique disparition regrettable et répréhensible. Une atteinte grave à la liberté d’expression. Le député s’engage dès son retour au pays, de se mettre disponible pour le juge instructeur, Jean Wilner Morin. « Malgré mon immunité parlementaire, même quand le Bureau aurait des objections, je me rendrai disponible pour la justice pour répondre aux questions du juge », a-t-il fait savoir, concluant qu’il est inacceptable de voir disparaitre dans ces conditions des fils du pays laissant derrière eux des pleurs et des chagrins dans leurs familles.

Daniel Sévère



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