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Des organisations appellent à la poursuite du mouvement

Des organisations appellent à la poursuite du mouvement









En vue de stimuler le juge chargé d’instruire le dossier Petrocaribe, Ramoncite Accimé, et de dénoncer le laxisme des autorités nationales sur la recrudescence de l’insécurité, l’organisation politique Viv Ayiti et le Réseau national des plaignants du Petrocaribe appellent à la poursuite du mouvement populaire enclenché depuis quelque temps dans le pays afin d’obtenir des explications sur l’administration du fonds Petrocaribe. Ils invitent, par ailleurs, la population à répondre massivement dans les rues les 9 et 16 décembre prochain.

À l’occasion d’une conférence de presse donnée, le 6 décembre en cours, l’organisation politique Viv Ayiti et le réseau national des plaignants du Petrocaribe ont invité la population à participer massivement aux deux journées de mobilisation annoncées pour les 9 et 16 décembre prochain. Selon le coordonnateur de l’organisation Biron Odigé, le temps mort observé dans le mouvement était un moyen pour nous de faire une évaluation du mouvement et d’envisager des stratégies nouvelles en vue de pouvoir stimuler le corps judiciaire, en particulier, le juge instructeur, d’activer les actions afin de sévir contre tous ceux ayant la main trempée dans la dilapidation de ce fonds.

D’après le militant politique, il est temps que la justice commence à prendre des mesures conservatoires à l’encontre de toutes les firmes et personnalités ayant impliqué d’une façon ou d’une autre dans cette affaire. « Les responsables sont connus. Il faut maintenant les contraindre de donner des explications afin que lumière soit définitivement faite sur ce dossier », précise-t-il soulignant que le pays, malgré les fortes sommes à payer pour rembourser ce fonds gaspillé, n’a rien pu identifier comme réalisation dans le cadre de cet accord bilatéral entre le gouvernement haïtien et celui du Venezuela. Biron Odigé appelle par ailleurs la population à adopter une attitude non complaisante vis-à-vis des présumés dilapidateurs de ce fonds.

De son côté, le porte-parole de cette structure, Rosny Timothée, réitère sa détermination à lutter pour que lumière soit faite sur ce dossier. Selon le militant politique, la recrudescence de l’insécurité un peu partout dans le pays est une nouvelle stratégie mise en place par l’Exécutif pour interrompre la mobilisation. « Cette situation d’insécurité est une mise en scène du Gouvernement pour hypothéquer la mobilisation enclenchée dans le pays dans le but d’obtenir des explications sur la manière dont le fonds Petrocaribe a été dépensé », a fait savoir M. Timothée en indexant les anciens et nouveaux cadres du PHTK comme étant les seuls responsables de ce qu’il appelle un gaspillage de ce fonds.

L’insécurité, une situation inacceptable

Au courant de cette conférence de presse, les militants politiques avaient aussi une intention bien particulière pour les victimes des récents actes de violence qui ont terrorisé la population vivant dans les quartiers défavorisés. Selon Rosny Timothée, cette situation est la conséquence de l’irresponsabilité et de la mauvaise gestion de l’État. Saluant l’effort du DG de la PNH, Michel-Ange Gédéon, le militant politique dit condamner fermement les actes de violence enregistrés dans le pays et exige que les familles des policiers tués soient dédommagées.

De la part du coordonnateur du réseau national des plaignants du Petrocaribe, Eddy Africa Dorsainvil, les victimes doivent être vengées et, ce, à travers les réponses qui vont être données dans le cadre de la lutte pour exiger des comptes sur le fonds Petrocaribe. Bataille qui a occasionné leur mort. Très acide contre la Communauté internationale, les hommes au pouvoir et le secteur démocratique et populaire, le coordonnateur appelle la population à investir les rues massivement.

Dans cette même lignée, le plaignant récemment entendu par le juge instructeur, Maurice Noel, dénonce la séance réalisée au Sénat de la République, le 4 décembre écoulé avec les membres du Conseil supérieur de la Police nationale sur le pourrissement de la situation sécuritaire du pays. D’après lui, ce n’était qu’une partie de théâtre organisée pour continuer de tourner en dérisoire le peuple haïtien. Se portant partie civile dans l’affaire Petrocaribe, M. Noël lance un appel aux députés et sénateurs, précise-t-il conséquents, à présenter à la nation leur démission dès l’ouverture de la session ordinaire de 2019.

Notons que cette séance sur l’insécurité a soulevé beaucoup de réactions au niveau de la société haïtienne. En ce sens, le responsable du RNDDH, Pierre Espérance, qualifie de « mascarade » cette séance qui prouve une fois de plus, le désintéressement et la banalisation des hommes au pouvoir de la vie de la population. Il dénonce par ailleurs que, quoique l’État a investi 60 millions de gourdes mensuellement pour les services de renseignement et d’intelligence, la population n’est pas à l’abri et l’Exécutif n’est jusqu’ici pas en mesure de fournir des informations sur le massacre de La Saline.

Daniel Sévère



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