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Pitit Dessalin : un énième appel à la mobilisation

Pitit Dessalin : un énième appel à la mobilisation








Alors que l’Exécutif a décrété l’année 2019 une année électorale, la plateforme Pitit Dessalin, pour sa part, appelle à la mobilisation générale pour continuer de faire obstacle à cette ambition du gouvernement en place qualifié d’illégitime. Selon le secrétaire général de cette structure politique, Moïse Jean-Charles, l’organisation d’élections crédibles et transparentes ne peut avoir lieu dans le pays ni avec Jovenel Moïse au pouvoir ni avec les membres du Conseil électoral provisoire (CEP) qu’ils qualifient de corrompus.

Tout semble concorder pour que 2019 soit une année de grande tension en Haïti. Si celle de 2018 a été particulièrement mouvementée avec dans son compteur toute une somme de mouvements populaires et de décisions politiques qui laissent à désirer, l’année qui s’ouvre apporte déjà son lot de difficultés, notamment la rareté du carburant, la montée inquiétante de l’insécurité, entre autres. À cela s’ajoute, les mots d’ordre de manifestation tenus par certains secteurs de la société, en particulier, les membres de l’opposition démocratique et les revendicateurs du fonds Petrocaribe.

En effet, membre de l’aile dure de l’opposition, la plateforme Pitit Dessalin, malgré l’appel au dialogue lancé par le gouvernement, n’entend pas accorder les coudées franches à l’Exécutif qui, a en croire le chef de l’État, Jovenel Moïse, va consacrer toutes ses énergies à la réalisation des élections en octobre prochain. Pour se fixer, la plateforme pilotée par l’ex-sénateur du Nord, Moïse Jean- Charles s’est prononcée clairement sur la situation tout en soutenant que la réalisation d’élections crédibles, honnêtes, transparentes et libres ne peut être tenue dans le pays cette année.

À l’occasion d’une conférence de presse donnée à cet effet, l’ancien candidat à la présidence s’est radicalement démarqué de cette volonté de l’Exécutif clairement exprimée par le chef de la nation, Jovenel Moïse, aux Gonaïves, le premier janvier 2019. Moise Jean- Charles, fougueux comme lui même, place sur le banc des accusés, le président qu’il qualifie d’illégitime, mais aussi, les membres du CEP qu’il accuse d’avoir trafiqué les joutes de 2015-2016.

« Pas d’élection avec ce CEP fourmillant de gens malhonnêtes qui avaient remis le pouvoir entre les mains du secteur économique par voie frauduleuse », fustige l’ancien maire de Milot qui invite ses partisans et tous les autres acteurs à rester mobiliser dans le but d’aboutir au départ du pouvoir, Jovenel Moïse.

L’ancien membre du G8 ne se contente pas de mettre au pilori le chef de la nation et les conseillers électoraux. Ce qu’il faut aussi retenir de la position de Moïse Jean-Charles, c’est la dénonciation d’une rencontre organisée en catimini entre les membres de l’Exécutif et quelques-uns des différents secteurs vifs du pays. Qualifiant de complot contre la couche la plus vulnérable de la nation, le leader de Pitit Dessalin dit n’être pas disposé à prendre part à une quelconque discussion politique avec l’équipe en place. « L’Exécutif n’a pas la volonté politique de résoudre la crise. Nous n’allons pas dialoguer avec eux » argue Moïse Jean-Charles qualifiant d’opportunistes les secteurs ayant pris part à la rencontre.

Comme ce fut le cas depuis tantôt deux ans, le torchon qui brule au sein de l’opposition est encore loin d’être obnubilé. Encore une fois, même un peu implicite, le leader de Pitit Dessalin a effleuré cette division dont chacun des camps veut à tout bout de champ nier. Et, pour montrer sa radicalité et sa détermination à combattre sans répit le pouvoir en place, Moïse Jean- Charles dit prendre sa distance vis-à-vis des acteurs de l’opposition qui portaient initialement le discours de table rase dont prône sa structure qui aujourd’hui parle de respect de la Constitution. « Nous les dénonçons et affirmons du coup que nous n’avons rien à voir avec l’inconstitutionnalité. L’important pour nous c’est de renverser Jovenel et ensuite instaurer un gouvernement de transition capable de répondre aux desiderata de la nation », conclu l’ex-sénateur du Nord qui appelle à la mobilisation générale.

Daniel Sévère



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