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Détention préventive prolongée : la PNH indexée

Détention préventive prolongée : la PNH indexée








La détention préventive est un problème majeur qui affecte le système judiciaire du pays, notamment l’administration pénitentiaire. Dans une lettre envoyée au DG de la PNH, le chef du Parquet de Port-au-Prince, Paul Eronce Villard, a classé certaines arrestations faites par l’institution policière comme l’une des causes de la détention préventive prolongée. Il appelle les policiers à mettre en application certaines mesures afin de pallier ce problème récurrent.

Avec plus de 80 % de la population carcérale du pays en attente de décision judiciaire, selon le chef du parquet de Port-au-Prince, Paul Eronce Villard, la détention préventive prolongée s’érige en une nécrose qui gangrène, à tous les points de vue, l’appareil judiciaire haïtien. Pour tenter de remédier à ce problème récurrent, le chef du parquet fixe la responsabilité des différentes entités de la chaine pénale dans l’accumulation des détenus dans les centres carcéraux du pays. Parmi les institutions indexées, le parquetier attribue la plus grande part de responsabilité à l’institution policière.

Suivant Me Villard, la détention préventive prolongée n’est pas seulement le fruit de l’inaction et du non-traitement des dossiers par certains magistrats et parquetiers non consciencieux de leur noble tâche, celle de traiter les dossiers judiciaires dans les délais impartis. Mais, il croit que cette situation dépend également des arrestations rocambolesques orchestrées par la Police, notamment les arrimages où des gens sont arrêtés sans se soucier de leur implication véritable dans les faits reprochés.

Si, à maintes reprises, la PNH prend les habitudes de faire des arrimages dans les quartiers populeux afin d’arriver à la filature des chefs de bandits et consorts, le commissaire du gouvernement de Port-au- Prince appelle la Police nationale à mettre en branle son service de renseignement aux fins de procéder à l’arrestation des vrais coupables. Il insiste sur certaines mesures que doit appliquer l’institution policière afin de combattre ce problème majeur.

Entre autres, Me Villard demande aux policiers de respecter les droits de la dignité de la personne humaine lors de ces arrestations. Il appelle les policiers à ne pas recevoir en garde à vue les personnes déjà déférées devant le parquet et au respect du délai de la garde à vue selon les prescrits de la Constitution en vigueur. Il encourage également le déferrement au parquet des personnes gardées à vue dès 11 heures 30 tous les jours, ce, pour faciliter leur audition conformément à la procédure de comparution immédiate, tracée par la loi du 6 mai 1927.

Ainsi, faut-il rappeler que la détention préventive prolongée est un fléau qui affecte toutes les juridictions du pays. Plusieurs organisations de droits humains nationales et internationales et des experts ont déjà tiré la sonnette d’alarme sur cette situation d’anomalie généralisée dans le système judiciaire. Récemment, le président Jovenel Moise a mandaté une commission pour élucider les causes de cette situation infernale dans les prisons. Jusqu’à présent, la condition des détenus dans les prisons ne change pas et tend à empirer. Pour la majorité des cas, les détenus n’ont pas de dossier judiciaire.

Woovins St Phard



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