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Élections 2019 : une vraie utopie selon Déus Déronneth

Élections 2019 : une vraie utopie selon Déus Déronneth








Annoncée comme le principal objectif de l’Exécutif pour l’année en cours, la réalisation des élections prévues pour le mois d’octobre prochain demeure une utopie pour certains observateurs. C’est dans ce sens que le représentant de la commune de Marigot à la cinquantième législature, Déus Déronneth, appelle le chef de la nation, Jovenel Moïse, à se ressaisir. D’Après lui, le momentum n’est pas propice et par conséquent le président doit rétracter sans délai pour éviter le pire.

«Il serait très appréciable si le président se ressaisit avant que la force des choses ne vienne lui dicter la vraie voie à emprunter », prévoit le député, Déus Déronneth, lors d’une interview accordée au journal. Déus Déronneth comme les autres politiques de l’opposition voit mal la tenue des élections crédibles, honnêtes, libres et démocratiques dans le pays au courant de cette année. D’après lui, la déclaration du chef de l’État n’a pas été réfléchie, car, précise-t-il, Jovenel Moïse a une fois de plus prouvé qu’il n’a pas pris la juste mesure de la réalité du pays.

Outre le contexte, juge-t-il, inopportun pour la tenue des élections dans le pays, le député de l’opposition s’en prend aussi au Conseil électoral provisoire (CEP) qui, dit-il, n’inspire aucune confiance ni à l’électorat ni aux potentiels candidats. Cette institution, croit-il, vassalisée et constituée de conseillers sur lesquels planent de grands doutes. D’après, Déus Déronneth, le CEP actuel tel l’a reconnu initialement le chef de la nation est illégal puisque, fait-il savoir, il est une émanation d’un deal de la transition dont le mandat arrive à terme depuis les dernières élections.

Très critique par rapport au locataire du Palais national, le député Déronneth dit penser que Jovenel Moïse a fait fausse route en annonçant comme sa priorité l’organisation des élections pour la fin de cette année. « En ce qui a trait aux objectifs, le chef de la nation en a plein. Cependant, il a presque passé outre ces objectifs basés sur l’irrationalité. L’objectif du président a toujours été opposé à ceux du peuple », critique le député qui dénonce la collision du dialogue récemment défini comme priorité gouvernementale avec l’organisation des élections annoncée pour cette année.

Toutefois, le député dit ne pas s’opposer à la tenue des élections dans le pays. D’ailleurs, c’est un carrefour incontournable dans la mise en oeuvre de la démocratie et c’est un noeud indispensable si Haïti veut se voir émergée, précise-t-il. Néanmoins, il avoue que le président a gâché le meilleur instant de rapatrier la confiance populaire. « Dans un contexte comme celui-ci, le président devait tenir un discours stratégique basé sur la communication de crise. En faisant cette annonce alors qu’il avait pris position publique pour appeler au dialogue prouve explicitement que lui non plus il n’a pas confiance dans ce dialogue qu’il prône », précise le représentant de Marigot.

Les difficultés énumérées sont énormes. Bien qu’il soit partisan du dialogue comme seul canal d’aboutir aux élections, le député ne condamne pas pour autant l’opposition radicale qui refuse la main tendue par l’exécutif. « Leur position est rationnelle du fait qu’ils ont précisé la base de leur refus qui me parait légitime et logique. Mais à mon avis, le président aurait pu annoncer avec plus d’élégance la nouvelle, car, le dialogue doit être considéré comme prémisse à la réalisation des élections », fait-il savoir appelant les responsables de l’État à ouvrir de sérieuses enquêtes sur des dossiers brulants, dont la fabrication des cartes d’identifications nationales (CIN), matériels cruciaux pour la réalisation des scrutins.

Dénonçant la planification d’un coup d’État structurel, le député Déronneth condamne le remplacement de plus de 80% des employés du CEP et la soumission de la loi électorale au Parlement en dehors de toute discussion avec la société civile et les organisations politiques. Dans la foulée, le parlementaire exige que l’Exécutif, considéré comme complice de la montée de l’insécurité dans le pays, se prononce sur le massacre de La Saline ainsi que des plaques repérées par la police lors des interventions policières dans les quartiers populeux réputés chauds.

Daniel Sévère



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