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Une grève de plus à l’HUEH !

Une grève de plus à l’HUEH !



L’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) du centre-ville de Port-au-Prince, au-delà des gros problèmes de fonctionnement, connait une nouvelle grève. Ce lundi 21 janvier 2019, les médecins internes et résidents de l’HUEH ont poursuivi avec leur arrêt de travail devant se terminer ce mardi 22 janvier, pour cause d’insécurité. Selon Joseph Lebien, président du syndicat des travailleurs de l’HUEH, l’État ne définit pas sa politique en matière de sécurité.


En raison de l’agression, mercredi 16 janvier 2019, de deux internes à l’HUEH par des individus non identifiés qui ont emmené de force un patient atteint d’un projectile pour l’exécuter près de la barrière de ladite institution, les médecins internes et résidents ont observé un arrêt de travail depuis vendredi 18 janvier 2019 et devant se terminer mardi 22. L’objectif est de forcer les autorités étatiques à assurer tant la sécurité du personnel hospitalier que celle des patients. Réagissant à cette grève, Joseph Lebien, président du syndicat travailleur de l’HUEH croit de bon ton que l’État a failli dans sa politique de sécurité. Toutefois, il appelle le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) à résoudre le problème.

Joseph Lebien explique que l’Hôpital devrait être comme une « ambassade » pour le patient abattu. Pour le syndicaliste qui appuie le mouvement des grévistes précités, la sécurité est un élément essentiel pour le bon fonctionnement de l’HUEH. Pour lui, quand l’Hôpital général cesse de fonctionner même pendant deux heures, l’on ne peut contrôler le nombre de morts que cela peut causer, ajoutant que des gens viennent de toute part pour se faire soigner.
Selon le syndicaliste, la manière dont le MSPP traite le dossier est « révoltante ». Si cela continue ainsi, avertit-il, dans les jours à venir cela pourrait s’aggraver. M. Lebien tient aussi à pointer du doigt l’absence répétée de certains médecins de service, ne venant pas travailler alors qu’ils perçoivent leurs chèques. Il rappelle que l’Hôpital général est avant tout à caractère universitaire, pendant qu’il déplore le fait que les étudiants sont des autodidactes.

Pour lui, les médecins de service et les étudiants doivent travailler de commun accord. Et plus encore, laisse-t-il savoir, internes, résidents et médecins de service forment une chaine. Ne demandant pas tout le temps des médecins de service, il recommande environ 3 heures de temps pour la formation des étudiants.

En plus des problèmes récurrents d’intrants auxquels fait face l’HUEH et que cela revient à l’État central de le résoudre, dit-il, il y a un dossier de salaire. En ce sens, le responsable du syndicat travailleur met en garde les autorités sanitaires.
L’on rappelle, si aucune chose n’est faite pour assurer la sécurité du personnel de santé et des patients, les grévistes ont menacé de perdurer l’arrêt de travail au sein de l’HUEH déjà malade.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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