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250 000 Haïtiens de la République dominicaine déportés en Haïti entre juin 2015 et mars 2018

250 000 Haïtiens de la République dominicaine déportés en Haïti entre juin 2015 et mars 2018








250 000 Haïtiens vivants en République dominicaine ont été contraints de retourner en Haïti durant la période allant de juin 2015 à mars 2018, selon l’organisation Human Rights Watch. Ces déportations ont été effectuées dans des conditions contraires aux normes internationales après la fin du programme de régularisation mené en 2015 en faveur des étrangers résidant en République dominicaine.

Selon l’organisation Human Rights Watch, 250 000 Haïtiens ont été déportés par la République dominicaine en Haïti entre juin 2015 et mars 2018. Parmi ces déportations, environ 70 000 Haïtiens ont été rapatriés au cours des six premiers mois de l’année 2018. De nombreux renvois n’ont pas respecté les normes internationales et beaucoup de personnes ont été expulsées de manière arbitraire et sommaire, sans pouvoir faire valoir leurs droits, d’après Human Rights Watch. Et, le groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (GARR) a relaté que les opérations anti-migrants ont été l’objet de toutes sortes de violations notamment, meurtres, arrestations arbitraires, violences physiques et mauvais traitements.

D’un autre coté, le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (GARR) a affirmé que les autorités dominicaines n’ont pas baissé les bras avec les rapatriements au niveau de la frontière durant l’année 2018. 50 942 personnes dont 49 783 rapatriés et 1 159 retournés ont été recensées par le GARR pour l’année 2018.

En effet, l’année 2015 a été marquée par la disposition des autorités dominicaines d’expulser de leur territoire à partir du plan de régularisation pour les étrangers. Renouvelé à trois reprises, le plan de régularisation a été suspendu en août 2018. Cette suspension, selon Human Rights Watch, laisse plus de 200 000 Haïtiens en situation irrégulière en République dominicaine qui risquent de se faire expulser à tout moment. Aux dires de l’organisation, de nombreuses personnes ont laissé la République dominicaine craignant de subir différentes formes d’expulsions qu’ont connues les migrants.

Les traitements meurtriers accordés aux migrants haïtiens

En 2018, le GARR a enregistré plusieurs cas de meurtre dès le début de l’année. Par exemple, deux de ces cas ont été recensés en janvier 2018 suite à des altercations entre des travailleurs migrants haïtiens et des patrons dominicains pour refus de versement de salaires convenus pour un travail donné. Les autres cas d’assassinats se réfèrent à d’autres faits non élucidés, d’après l’organisation. Le cas le plus récent est la mort de l’étudiant finissant en médecine, Wadner Petit Choutte.

L’institution de défense et de protection des droits des migrants invite les autorités haïtiennes à prendre leurs responsabilités et à s’entendre avec leurs homologues dominicains afin de trouver une issue à ces conflits incessants. Il les exhorte à demander à la République dominicaine des comptes en ce qui concerne les assassinats dans des circonstances troublantes de plusieurs Haïtiens survenus sur le territoire dominicain durant l’année 2018. Le GARR les invite aussi à dénoncer auprès des autorités dominicaines les discours haineux qui sont prêchés contre les Haïtiens et qui encouragent des actes de représailles contre cette communauté.

Suivant le GARR, Haïti et la République dominicaine sont deux pays qui se partagent une seule île donc sont obligés de cohabiter. Ils ont la responsabilité de rechercher continuellement des stratégies pour rendre possible cette cohabitation.

Entre temps, pendant que les autorités haïtiennes continuent de faire le silence sur la violation des droits des migrants haïtiens en République dominicaine, les leaders dominicains envisagent des solutions controversées pour stopper la migration des Haïtiens. Le fils de l’ancien dictateur Rafael Leonidas Trujillo et candidat aux prochaines élections présidentielles, Ramfis Trujillo, opte pour un mur séparant les deux territoires de l’ile. Toutefois, il faut noter que c’est le père de ce dernier qui a organisé, dans la nuit du 2 octobre 1937, le massacre Perejil contre les Haïtiens. Une tuerie qui a causé la mort d’environ 12 000 personnes.

Woovins St Phard



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