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Entre grève et mobilisation : le gouvernement est la principale cible

Entre grève et mobilisation : le gouvernement est la principale cible








Tous les secteurs d’activités ont chômé ce jeudi 7 février 2019 dans la troisième ville du pays. Les manifestants, de leur côté, ont occupé les rues afin de protester contre la cherté de la vie et d’exiger le départ du président de la République.

Alors qu’aucun mot d’ordre de grève n’a été lancé pour ce 7 février 2019, date politiquement importante pour Haïti, les activités ont été totalement paralysées dans la métropole du Sud. Les écoles et les banques ont gardé leurs portes fermées. Les magasins et les supermarchés, quant à eux, sont à leur troisième jour de protestation contre la flambée du dollar par rapport à la gourde et la cherté de la vie.


Parallèlement, la journée de mobilisation du 7 février 2019 contre le pouvoir et son mode de gestion de la crise économique du pays a été très tendue. Plusieurs groupes de manifestants ont gagné les rues pour exprimer leur frustration. Ils portent plusieurs revendications dont : l’amélioration des conditions de vie de la population, la création d’emploi, la faim, la dévalorisation continue de la gourde par rapport au dollar faisant beaucoup de tort à l’économie du pays. Aussi continuent-ils de réclamer la tenue du procès du fonds Petrocaribe.


Pour trouver réponse à tous ces problèmes, les manifestants réclament le départ du président de la République, Jovenel Moïse qui, selon eux, a un bilan très maigre pour ses deux ans à la tête du pays malgré ses promesses fallacieuses. Les manifestants estiment que le chef de l’État n’a pas les réponses aux problèmes actuels du pays, au contraire il ne fait que les empirer, martèlent certains d’entre eux. Ce qui explique que durant toute la manifestation du 7 février, sans un parcours préalablement défini, ils clament le départ du président. Dans le cas contraire, ils affirment leur détermination de poursuivre la mobilisation jusqu’à l’atteinte de cet objectif.


Entre peur et frustration.

À côté de la frustration de la population par rapport à la vie chère et la dépréciation accélérée de la gourde tant exprimée par les mouvements de protestation qu’à travers les médias, réside aussi un sentiment d’angoisse chez certains membres de la population. Certains ont peur de l’ampleur que veut prendre le mouvement par rapport à la colère des manifestants vis-à-vis le pouvoir. D’autres disent être effrayés par les démonstrations de la Police nationale qui, certaines fois, passe outre de sa devise qui est de protéger et servir et utilise la violence pour essayer de contrôler la situation.


Il faut souligner que la journée de mobilisation a démarré sans casse vers 10 du matin dans la métropole du Sud, jusqu’à ce que les agents de la police ont dû disperser la foule qui voulait prendre la route de l’aéroport. De là, les manifestants ont commencé par ériger des barricades de pneus enflammés dans les rues. Ce qui a conduit à une journée de manifestation très agitée dans le sud, ce 7 février marquant aussi le départ du régime des Duvalier il y a 33 ans.

Edver Serisier



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