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L'UNIR et le MOCHRENA pour une solution médiane, l'OPL quitte la barque

L'UNIR et le MOCHRENA pour une solution médiane, l'OPL quitte la barque








Depuis environ une semaine, le pays fait face à un soulèvement populaire dont l'issue est incertaine. Ce vaste mouvement embrassé par l'opposition exige le départ sans condition du chef de l'état. Une revendication qui n’est pas partagée par l'UNIR et, en partie, le MOCHRENA. Mais, elle est soutenue par l'OPL qui auparavant militait pour le dialogue.

Le parti UNIR, dans un contexte de grande inquiétude, réitère son appel au dialogue. Bien conscient du danger qui guette la nation, le responsable de cette structure, Clarens Renois, pense que le dialogue est encore possible moyennant que les deux parties cessent de jouer aux extrémistes et montrent leur volonté réelle pour discuter de l'avenir du pays. Selon l'ancien candidat à la présidence, le dialogue réel et sincère entre les acteurs est, malgré la direction prise dans la gestion de la crise, incontournable. « Meme en temps de guerre le dialogue est possible », argue-t-il.

« Toutes les revendications doivent être sur la table, y compris le mandat du chef de l'État. L'histoire nous accorde une opportunité pour écrire un autre page d'histoire, pourquoi ne pas en profiter? Des deux côtés, il faut qu'il y ait concession. Que Jovenel Moise, Moise Jean-Charles, André Michel, entre autres, se ressaisissent pour faire passer avant tout l'intérêt de la nation », appelle-t-il tout en soulignant que l'image projetée vers l'extérieur est plus que négative. En ce sens, il appelle les protagonistes à tout faire pour éviter une intervention de la communauté internationale.

De son côté, le Mouvement chrétien pour une nouvelle Haïti (MOCHRENA), moins direct que l'UNIR, ne se prononce pas clairement. En l'occurrence, le parti n’a pas de position arrêtée sur le départ ou pas de Jovenel Moïse. « Le départ de Jovenel peut être une solution, mais s'il y a lieu de l'éviter et de dialoguer ce serait encore mieux », déduit-on dans une note rendue publique le 10 février 2019. D'après le président de ce parti, Sadrac Dieudonné, la situation actuelle du pays est comparable à un cancer en phase terminale provoqué par la mauvaise gestion des hommes au pouvoir. En vue de conjurer cette catastrophe qui se profile à l'horizon, le MOCHRENA fait un ensemble de dix propositions aux acteurs concernés.

La structure invite l'État à annoncer et appliquer des mesures concrètes pour lutter contre la corruption et la contrebande tout en veillant à augmenter l'assiette fiscale. Elle recommande aussi, la diminution de deux tiers des privilèges des autorités de l'État, la réduction considérable du train de vie de l'État. Pour le MOCHRENA, il est temps de prendre des mesures pour stabiliser le taux de change, de ramener à niveau zéro le déficit budgétaire, d’organiser rapidement un sommet entre l'État et les acteurs économiques ainsi que la tenue d'un forum national sincère et inclusif.

Le MOCHRENA prêche pour l'exclusion de l'improvisation, le tâtonnement, l'amateurisme et la recherche d’intérêts mesquins. Il fait aussi appel à la clairvoyance politique et intellectuelle des acteurs en vue d’arriver à des actions concrètes, promptes et efficaces pour sauver la nation. Le MOCHRENA exige dans l'urgence l'application de mesures drastiques et à effet immédiat en vue de diminuer le coût de la vie et le maintenir à son niveau le plus bas.

Après avoir proposé, de concert avec trois autres partis de l'aile modérée de l'opposition dont l'UNIR, le dialogue pour résoudre la crise, l'Organisation du peuple en lutte (OPL) abandonne le navire. Cette fois, elle radicalise sa position appelant à la démission sans condition du locataire du Palais national. D'après son porte-parole, il est nécessaire que Jovenel Moise laisse au plus vite le pouvoir, car, précise-t-il, le chef de la nation est un colis encombrant. « Le dialogue avec Jovenel Moise est de l'histoire ancienne. Pour le moment, s'il faut dialoguer avec le chef de l'Exécutif c'est pour planifier son départ en douceur », a-t-il fait savoir recadrant du coup le Core group qu'il estime s'immiscer dans les affaires internes d'Haïti. Et de s’en prendre à la Communauté internationale : « ils ont encouragé et soutenu un gouvernement de facto au Venezuela, par conséquent, ils n'ont aucune leçon de démocratie à nous donner ».

Daniel Sévère



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