S'identifier Contact Avis
 
25.99° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sports rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Port-de-Paix : les activités sont paralysées le lundi 11 février 2019

Port-de-Paix : les activités sont paralysées le lundi 11 février 2019








De très tôt dans la matinée du lundi 11 février 2019, des barricades de pneus enflammés ont été érigées dans certaines zones de la ville, comme: la rue Cappoix, l'avenue des Trois rivières, notamment. Les agents de la PNH n’ont pas mis du temps à intervenir, ce qui a favorisé le fonctionnement timide de la circulation libérant la voie pour les motos de taxis qui n'étaient pas, toutefois, en grand nombre.

La journée s’est déroulée sans incident à part des individus qui ont pris une patrouille de Police pour cible avec des jets de pierre à la rue Cappoix. Les policiers ont riposté avec des bombes de gaz lacrymogène.

Déjà, dans la soirée du dimanche 10 février des rumeurs persistantes ont fait le tour de la ville faisaient croire à la possibilité d’actes violences pour la journée du lundi. Par prudence, les responsables des établissements scolaires privés et publics ont procédé au renvoi des élèves à la maison. Les activités commerciales ont été totalement paralysées dans la métropole du Nord-Ouest. C'est aussi le même cas de figure pour le transport en commun intercommunal assurant les circuits ; Port-de-Paix-Saint-Louis du Nord, Port-de-Paix-Bassin-Bleu, etc.

Malgré la grève, aucun groupe de manifestants n’a pris l’initiative d’investir les rues, comme dans les autres grandes villes du pays. Les points chauds, avec des barricades, étaient l’œuvre de quelques jeunes qui se sont contentés de créer des mouvements sporadiques de panique tout en provoquant les forces de l’ordre. Il s’est agi d’actions isolées et marginalisées.


Il faut souligner que de très tôt dans la matinée du 11 février, les forces de l’ordre avaient déjà appréhendé plusieurs individus pour avoir troublé la paix publique. Pour les mêmes raisons, d’autres arrestations ont été effectuées en milieu de journée, selon le commissaire principal de la Police, Caille Vital Ernst. Toutefois, Il a fallu attendre la fin de la journée pour un bilan chiffré, suivant les propos du responsable du commissariat de Port-de-Paix.

En fin de journée, le calme étant revenu, rien ne laisse présager des manifestations pour le mardi 12 février. D'autant qu'aucun groupe organisé, même de ceux proches de l'opposition à Port-de-Paix, n’a fait d’annonce relative à l'organisation des manifestations pour ce mardi.

Beaucoup de port-de-paisiens — et cela mérite d’être signalé — ne souscrivent pas à l’idée de provoquer la chute du président Jovenel Moïse. Ils restent prudents et expriment leur inquiétude face à un véritable changement après le départ du chef de l'État, suivant les leçons tirées des mouvements de 1986, 1991 et 2004. C'est aussi la position du Collectif des forces actives pour le changement d'Haïti. « Jete prezidan Jovenel p ap pote fwi pou peyi a », a déclaré son secrétaire général Jhon Aristide. Le responsable de cette organisation a toutefois proposé la négociation du mandat du président Jovenel Moïse, la formation d'un comité de salut public avec les représentants des forces vives de la nation pour l'organisation des états généraux, la réduction du nombre des ministères, l'élimination du Sénat de la République et la diminution du nombre des députés, etc. comme éléments de solutions à la crise politique et économique bouleversant le pays. Par ailleurs, le Collectif des forces actives pour le changement d'Haïti lancé un appel au calme. « Zak kraze brize p ap mennen nou ankenn kote », a-t-il ajouté.


Marc Edy Ossam



Articles connexes


Afficher plus [4946]