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Des parlementaires réclament la « démission » du Chef de l’état pour éviter le désordre

Des parlementaires réclament la « démission » du Chef de l’état pour éviter le désordre








L’étau se resserre de plus en plus autour du président de la République, Jovenel Moïse. Dans une note de presse conjointe en date du lundi 11 février 2019, des sénateurs et députés de la minorité ont réclamé la « démission » du chef de l’état pour éviter que le pays sombre dans le chaos. Cette note survient 24 heures après que le Core Group avait insisté sur le fait que : « dans une démocratie le changement soit se faire par les urnes ».

Après cinq journées de paralysie des activités économiques dans le pays, sept sénateurs se sont mis avec un groupe de députés (Groupe des 16), ce lundi 11 février 2019, pour exiger le départ du premier citoyen de la nation, Jovenel Moïse, pour que le pays ne sombre pas dans le désordre. Il s’agit des sénateurs Jacques Sauveur Jean, Jean Marie Salomon, Evalière Beauplan, Youri Latortue, Nenel Cassy, Antonio Cheramy et Ricard Pierre.

Dans la note, ils estiment que le président, Jovenel Moïse, déjà épinglé dans le rapport de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA), a perdu le contrôle du territoire. En témoignent les cinq journées de pays « lock » qui ont occasionné de nombreuses pertes en vies humaines et des dégâts matériels. Malgré le mandat légitimé par les urnes du président de la République, ces parlementaires laissent savoir que M. Moïse est un irritant pour toutes les couches de la population haïtienne.

Ces députés et sénateurs ont fait savoir que M. Jovenel est une menace pour la stabilité du pays. Ironie du sort, le chef de l’État a toujours et continue de répéter que « la stabilité est le premier des biens ». Pour le remplacer, ces parlementaires proposent « une transition conduite par un gouvernement de salut public » et ceci de manière institutionnelle. Pour Antonio Cheramy, la revendication du peuple est « légitime ». Si cette note ne trouve pas l’effet escompté, dit-il, on va continuer à concerter sur d’autres stratégies pouvant pousser le président à la démission.

Environ 24 heures avant la sortie de cette note de presse, le Core Group avait annoncé dans un communiqué qu’il soutient le processus démocratique dans le pays face au climat délétère qui sévit dans le pays tout en encourageant le dialogue. Pour ces représentants de la communauté internationale, c’est par les élections qu’on doit prendre le pouvoir. « Le changement doit se faire par les urnes, et non par la violence».

En parallèle à cette note qui attend l’approbation d’autres parlementaires, la clameur publique persiste à laisser croire que les députés et sénateurs ne sont pas au dessus de tout soupçon. Les citoyens pointent du doigt le comportement irresponsable des parlementaires dans la situation de désastre économique macabre d’autant plus que le Parlement est une institution « budgétivore ».

Wisly Bernard Jean-Baptiste








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