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Mini-sommet de Mar-a-Lago : Trump réunissait ses alliés des Caraïbes

Mini-sommet de Mar-a-Lago : Trump réunissait ses alliés des Caraïbes



Le mini-sommet de Mar-a-Lago (Floride) auquel ont pris part le président Jovenel Moïse et d’autres leaders de la région des Caraïbes aux côtés de Donald Trump ferait partie d’une campagne de charme. Dans un contexte géopolitique marqué par une offensive de l’Oncle Sam contre le gouvernement de Nicolas Maduro, il faut comprendre ce sommet comme une stratégie visant à isoler le plus que possible le Venezuela et le Cuba. C’est l’opinion du professeur Camille Charlmers qui rappelle que ce n’est pas la première tentative des États-Unis en ce sens.


Les promesses de coopération formulées dans le cadre du sommet de Mar-a-Lago sont la poursuite d’une politique extérieure visant à contrôler la région des Caraïbes, soutient le directeur exécutif de la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif. Il rappelle que les États- Unis avaient tenté de déstabiliser le programme Petrocaribe en promettant aux pays bénéficiaires des avantages commerciaux et financiers en échange de leur désistement. Un programme parallèle, baptisé « Initiative pour la sécurité énergétique de la Caraïbe », mis sur pied à l’époque, offrait des bénéfices inférieurs à ceux offerts par Petrocaribe, ajoute M. Charlmers.

Ce sommet n’était pas un événement de grande importance vu qu’une poignée de pays se sont fait représenter, poursuit le militant altermondialiste. Il affirme : « plusieurs poids lourds de la région étaient absents, cela montre que Nicolas Maduro continue de bénéficier d’un large support ». La fin du programme Petrocaribe depuis la fin de l’année 2017 représente une nouvelle opportunité pour les États-Unis d’attirer de nouveaux alliés, reconnait-il.

« Une diplomatie sans vision »

L’économiste Camille Charlmers critique vivement les autorités haïtiennes, qu’il accuse de pratiquer « une diplomatie sans vision ». Mais, il admet qu’il y a une proximité idéologique entre l’équipe au pouvoir et Donald Trump qui appartiennent, selon lui, à l’extrême droite. D’ailleurs, le président Jovenel Moïse n’a même pas réagi, rappelle-t-il, aux propos racistes de Donald Trump quand ce dernier a traité Haïti de « shit hole country ».

Il n’y a pratiquement pas grand-chose à attendre des perspectives de coopération dont se félicite le président Jovenel Moïse. Car les promesses non tenues seraient une constante dans la coopération entre Haïti et les États-Unis, croit Camille Charlmers. « Au lieu de faire des analyses géostratégiques pour déterminer les intérêts du pays sur le long terme, les dirigeants préfèrent faire le jeu des Américains qui n’ont pourtant pas cessé leur politique de domination envers Haïti depuis 1915 », dénonce-t-il.

En compagnie de son homologue dominicain, Danilo Medina, et des Premiers ministres de la Jamaïque, Andrew Holness, de Sainte- Lucie, Michael Chastanet, et des Bahamas, Hubert A. Minnis, le président Jovenel Moïse a été reçu le vendredi 22 mars à Mar-a-Lago par le président Donald Trump. À son retour à Port-au-Prince, le chef de l’État s’est réjoui des échanges jugés prometteurs qui se sont tenus sur les investissements, la sécurité, l’énergie, etc.

Kendi Zidor




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