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Les détenus de la prison civile de Fort-Liberté n’ont pas accè saux toilettes durant la nuit

Les détenus de la prison civile de Fort-Liberté n’ont pas accè saux toilettes durant la nuit



Les détenus de la prison civile de Fort-Liberté n’ont pas accès aux toilettes durant la nuit. En effet, c’est ce que révèle « une enquête sur les conditions de détention et le statut juridique des détenus de la prison civile de Fort-Liberté », réalisée par par un comité d’étudiants en sciences juridiques de l’Université d’état d’Haïti (UEH). Cette enquête visait à recueillir et à analyser des données sur l’alimentation, la santé, l’hygiène, la situation juridique et le loisir des détenus.


Dans une enquête datée de novembre 2017 « sur les conditions de détention et le statut juridique des détenus de la prison civile de Fort- Liberté », du comité de la quatrième année juridique de l’Université d’État d’Haïti de la promotion 2014-2018, il a été révélé que les détenus de la prison civile de Fort-Liberté n’ont pas accès aux toilettes durant la nuit. Au terme de cette enquête, un rapport a été rédigé par l’étudiant finissant en sciences juridiques de la faculté de droit et des sciences économiques (FDSE), Nesly Lavache sous la direction du professeur Arnaud Dandoy de l’UEH. Cette recherche portait sur la sécurité, l’hygiène, la situation juridique, l’alimentation, le loisir et la santé des prisonniers. Des recommandations ont été faites pour améliorer le sort de ces détenus de la prison civile de la métropole du Nord-Est.

C’est un ensemble de 12 étudiants en 3e année de la FDSE et un de l’École de droit et des sciences économiques (EDSEG) des Gonaïves qui ont réalisé ce travail d’enquête de 18 pages.

Selon l’enquête au niveau de l’alimentation, les prisonniers « sont nourris deux fois par jour et sont satisfaits de la quantité de nourriture » et apparemment ne semblent pas souffrir de malnutrition. Toutefois, l’enquête affirme que la majorité des prisonniers sont insatisfaits quant à la qualité de la nourriture. En ce qui a trait à leur santé, « la prison civile de Fort-Liberté ne disposerait pas de dispensaire, selon les dires des détenus interrogés ». Ces derniers, laissent croire l’enquête, que les agents « leur administrent des pilules sans consultation ». L’enquête relate également que les détenus atteints du sida et de tuberculose se retrouvent dans la même cellule.

« La plupart des détenus affirment que les toilettes ne sont pas propres et que la nuit ils font tous leurs besoins soit dans des récipients soit dans des sachets en plastique qui sont jetés tôt le lendemain », peut-on lire dans ce travail qui laisse croire qu’il est contraire au no 15 des règles minimales. Il stipule : « Les installations sanitaires doivent être adéquates pour permettre aux détenus de satisfaire leurs besoins naturels au moment voulu, d’une manière propre et décente ». Le rapport souligne également la « promiscuité » des cellules et les détenus se plaignent de la chaleur qui y règne.

Quant à la situation juridique, l’enquête laisse savoir que c’est « probablement le problème le plus récurrent que doit affronter la prison si non tout le système pénitentiaire haïtien ». Pour les enquêteurs, la majorité des prisonniers n’est pas régularisée tout en affirmant que la « détention préventive prolongée » frappe plusieurs d’entre eux. La plupart des détenus, selon l’enquête, ne sont pas assistés par des avocats.

« Le loisir est très important pour les détenus », selon l’enquête qui ajoute qu’il permet aux prisonniers de maintenir leur santé mentale. Selon leurs observations, il « ne semble pas y avoir de structure mise en place leur permettant de faire par exemple des exercices physiques contrairement à la règles 105 des Règles Minima disposant l’organisation d’activités récréatives et culturelles dans les prisons ». Plus loin, l’enquête affirme que les détenus jouent aux cartes, aux dominos, au football et disposent de 25 à 20 minutes de recréation par jour.

Quant aux recommandations formulées par les enquêteurs et le rédacteur, elles sont nombreuses. Selon eux, « les détenus doivent avoir accès à des toilettes propres et à tout moment ». Aussi bien l’enquête plaide pour que « les détenus soient nourris trois fois par jour avec des aliments servis en toute dignité et dans des conditions d’hygiène correctes ». Elle souhaite que le pays soit doté « d’une loi sur les établissements pénitentiaires et le statut juridique des détenus ». Quant au loisir, le rapport soutient que les cellules des prisonniers sont « pourvues de radio FM et de télévision ». De plus, l’enquête est pour l’aménagement d’un espace permettant aux prisonniers de faire des exercices physiques.

Il faut signaler que, face au fléau de détention préventive prolongée dans les prisons, l’enquête demande aux autorités judiciaires et aux auxiliaires de la justice de prendre des mesures efficaces pour que les détenus soient jugés dans le respect du droit.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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