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Regain d’insécurité: la FJKL et la FPH appellent à la responsabilité de l’État

Regain d’insécurité: la FJKL et la FPH appellent à la responsabilité de l’État








La militante des droits humains, Marie Yolène Gilles et le président de la Fédération protestante d’Haïti, pasteur Sylvain Exantus, dénoncent la recrudescence de l’insécurité à travers plusieurs régions du pays. Selon eux, cette situation découle du laxisme de l’État qui ne manifeste aucune volonté de juguler cette crise inquiétante.

Garantir et maintenir la sécurité de la population, notamment en ce début d’année de 2019, demeure le plus grand défi des autorités du pays. Les gangs armés des divers quartiers de la capitale ne se cachent plus et défient systématiquement les agents de l’ordre qui, en dépit de tout, ne cessent de promettre qu’ils vont tenir le coup. Cette semaine encore les bandits ont fanfaronné menaçant d’étendre leurs actions à tout le pays. Une situation qui inquiète la militante de droits de l’homme, Marie Yolène Gilles et le pasteur Sylvain Exantus qui demandent à l’État haïtien d’assumer ses responsabilités.

La prolifération du phénomène de l’insécurité est le résultat de l’indifférence des autorités établies dont certains sont les principaux soutiens de ces gangs armés, fait savoir la responsable de la Fondation je klere (FJKL), Marie Yolène Gilles. La militante de droit de l’homme qui reconnaît son incapacité pour avancer des chiffres sur le nombre de victimes de ces forfaits, faute d’outils, condamne énergiquement cette pratique qui pourrit la vie de la population.

« Nous condamnons le fait que les autorités se montrent indifférentes par rapport à ce phénomène. Il est de leur attribution la protection des droits des citoyens. Eux, ils s’occupent de leurs privilèges tandis que, la totalité de la population est aux abois », dénonce-t-elle, appelant toutefois les responsables de l’État à assumer leur responsabilité. Elle mentionne par ailleurs que cette bataille entre gangs armés est l’expression d’un conflit d’autorité. « Ils se querellent dans le but d’élargir leur territoire », soutient-elle avant de conclure que c’est la tolérance et la passivité de l’État ainsi que la faiblesse des cellules de renseignement qui permettent le pourrissement de la situation.

C’est la même analyse pour la Fédération protestante d’Haïti. Selon son représentant, Sylvain Exantus, la situation est dérangeante. « Les sentinelles investies de pouvoir par la population pour prendre sa défense la livrent à la volonté des bandits. Où sont nos sentinelles? Pourquoi s’accaparent-ils de tout l’appareillage de sécurité de la nation », se questionne-t-il arguant que la vie de la population leur importe peu. « La sécurité de la population ne fait pas partie de la liste des préoccupations des hommes d’État. Qu’ils prennent leur responsabilité », a-t-il revendiqué.

Dans la foulée la Police nationale d’Haïti affirme qu’elle demeure vigilante et déterminée pour reprendre le contrôle de la situation. Selon le responsable du commissariat de Port-au-Prince, Joël Casséus, l’institution policière n’est pas passive encore moins affaiblie. D’après lui, la Police est ferme dans sa mission. Il annonce par ailleurs avoir déjà mis hors d’état de nuire 10 présumés bandits. Il annonce que la Police continue d’envisager des plans pour pacifier le pays.

Daniel Sévère



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