S'identifier Contact Avis
 
29.44° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Nos autorités sont très irresponsables, selon la POHDH

Nos autorités sont très irresponsables, selon la POHDH








Réagissant face à la crise qui tend à devenir permanente, les organismes de défenses des droits humains, notamment la Plateforme des organisations haïtiennes des droits humains (POHDH), affichent leur grande préoccupation. Dans une note de presse portant la signature du secrétaire exécutif de ladite plateforme, Alermy Piervilus, la POHDH attire l’attention sur ce sujet. L’État central, ajoute-t-il, est irresponsable et n’affiche pas le bon comportement face aux problèmes auxquels est actuellement confrontée la population haïtienne.

« Notre pays vit une crise profonde, et a de graves conséquences sur les conditions de vie de la population », a précisé le secrétaire exécutif de POHDH, Alermy Piervilus, dans cette note. Si l’on croit ses propos, les événements des 6 et 7 juillet 2018, la grande mobilisation du 17 octobre 2018 et l’opération « pays lock » de février dernier constituent des moments forts de l’expression de la colère populaire face à cette crise.

Par ailleurs, M. Piervilus a déploré le fait que l’État central se montre totalement irresponsable vis-à-vis du peuple haïtien. « L’État en place n’a pas cessé d’afficher son irresponsabilité et son incapacité quant aux revendications sociales et économiques de la population », a-t-il persisté tout en faisant remarquer, pendant que les citoyens dénoncent la misère, l’injustice et la corruption qui caractérise ce système désuet socio-économique, les autorités en place utilisent tantôt la stratégie du mépris, de la violence et du saupoudrage. Cette situation, selon lui, traduit clairement une absence de vision et de politiques susceptibles d’adresser les maux qui rongent la grande majorité de la population.

En ce qui a trait à la montée du phénomène du banditisme en Haïti, la POHDH considère l’État central comme le principal responsable. 
« L’insécurité et le banditisme d’État ont pris la population en otage depuis le début de l’année 2019 aussi bien dans la région métropolitaine de Port-au-Prince que dans certaines villes de province », lit-on.

Plus loin, la POHDH a dénoncé le traitement du dossier des 7 mercenaires, le massacre de Carrefour-Feuilles, la prolifération d’armes à feu dans le pays et les connivences avérées entre des autorités de l’État et les chefs de gangs. Selon les membres du comité exécutif de cet organisme, ces actes prouvent une fois de plus et une fois de trop que la population est livrée à elle-même. « Les gangs jouissent de l’impunité et de l’appui d’autorités politiques et économiques ».

Ils ont également fait remarquer que le pouvoir actuel est caractérisé par la corruption, le gaspillage des fonds du Trésor public, les privilèges exorbitants des autorités et la contrebande. Ce gouvernement travaille, ont-ils ajouté, pour augmenter les inégalités sociales et compromettre toutes les avancées en matière des droits sociaux et économiques de la population. À cet effet, ils ont dénoncé la nomination des juges corrompus dans l’appareil judiciaire qui, d’après eux, est faite dans l’esprit de permettre au pouvoir en place de contrôler la justice haïtienne et pour empêcher la tenue du procès Petrocaribe.

Cluford Dubois



Articles connexes


Afficher plus [5543]