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Ces scandales qui éclaboussent le pouvoir

Ces scandales qui éclaboussent le pouvoir








Les scandales et autres incidents malheureux sont nombreux ces derniers mois et ont comme dénominateur commun l’implication indirecte des proches du pouvoir en place. Du massacre de La Saline jusqu’à l’explosion de l’insécurité montrant la connexion des gangs armés avec des hommes d’État, de nombreux individus au sommet de l’État sont indexés dans les rapports de certains organismes crédibles.

Débarrassé, par l’ordonnance du juge Bredy Fabien, des soupçons de blanchiment d’argent, le mandat du président de la République, Jovenel Moise, n’est pas un long fleuve tranquille. Les derniers rapports, sur certains faits répréhensibles graves comme des cas d’insécurité graves, des actes de corruption et des tentatives d’assassinat, accusent plusieurs dignitaires du pouvoir.

En novembre 2018, un fait inattendu est arrivé à La Saline, un quartier de la capitale haïtienne et proche du Palais législatif et du parquet de Port-au-Prince. Plus d’une soixantaine de personnes ont perdu leurs vies dans des conditions cruelles et déshumanisantes. Un acte considéré comme étant un « massacre d’Etat » par les organisations de défense des droits humains. Plusieurs personnalités ont été indexées dans la perpétration de cet acte, dont le représentant de l’Exécutif dans le département de l’Ouest, Pierre Richard Duplan.

L’Exécutif a choisi de se murer dans le silence, malgré l’ampleur et la médiatisation de cedit massacre. Les organisations de défense des droits humains ont relaté que les événements sont survenus peu de jours après la visite de la Première dame, Martine Moise, dans ce quartier défavorisé. En effet, les organisations des droits humains expliquent l’existence d’une connexion entre cette visite et le massacre.

Le dernier rapport en date sur ce dossier, celui de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), a épinglé le délégué départemental de l’Ouest, Pierre Richard Duplan, et le directeur général du ministère de l’Intérieur et des collectivités territoriales, Fednel Monchéry, deux dignitaires du régime nommés par le président de la République.

Dossier Café Trio

Un mort, l’animateur vedette de Tropicana d’Haïti, Jacques Dubois et plusieurs blessés dans cet événement arrivé au Cap-Haïtien au Club Café Trio alors que les sénateurs Youri Latortue et Jacques Sauveur Jean présentaient une conférence sur la dilapidation du fonds Petrocaribe. Des individus non identifiés ont fermé la barrière du club et ont balancé une bonbonne de gaz lacrymogène dans la foule réunie.

Saisi de ce dossier, le tribunal de première instance du Cap-Haïtien a mené des enquêtes sur l’incident. Après l’arrestation du chauffeur du délégué départemental, c’est Antonio Jules lui-même qui a été incarcéré dans le cadre de l’instruction de ce dossier. Le représentant de l’Exécutif dans le Nord a essayé tout pour contourner le mandat de dépôt émis par le juge en charge de ce dossier. Le mutisme de l’Exécutif en dit long pendant que M. Jules conserve toujours son poste de délégué.

Dermalog ou l’affaire de corruption de la première dame

Le président de la commission éthique et anticorruption du Sénat, Youri Latortue, a publié un rapport pour dénoncer l’illégalité du contrat entre la firme Dermalog et l’État haïtien. Figurée dans ce rapport, la Première dame joue le rôle d’intermédiaire dans cette affaire qui met en doute le montant du contrat. Malgré les multiples problèmes relevés dans cette affaire, rien n’a pu empêcher la tenue de cet accord.

Selon le sénateur de l’Artibonite, c’est la femme du président et le directeur de l’ONI qui se sont rendus en France pour régler cette affaire violant les lois de la République.

Insécurité et les gangs armés

L’insécurité a atteint un niveau sans précédent au cours de ces derniers mois. La parcellarisation du pays et la prolifération des gangs armés ont installé un climat de terreur. La Police nationale a tout essayé, mais échoué certaines fois à cause des restrictions politiques dues à la complicité de certains hommes d’État et les bandits autoproclamés.

La Commission justice et sécurité publique du Sénat vient de sortir un rapport qui établit les relations entre le sénateur Gracia Delva et le chef gang Arnel Joseph. Ce que le sénateur a lui-même confirmé pour lever le voile sur le sujet. Étant proche du président Jovenel Moise et membre de la majorité supportant le pouvoir, Gracia Delva continue d’entretenir de bonnes relations avec l’Exécutif, notamment la présidence.

Voulant accorder une connotation politique à ce rapport de relation téléphonique entre un sénateur et un chef de gang, les proches du sénateuront fait le silence sur le dossier, sans toutefois démontrer la volonté de capturer Arnel Joseph.

Ces dossiers impliquant des proches du pouvoir constituent un fardeau pour un président déjà accablépar les problèmes sociopolitiques et économiques qui bouleversent le pays. Il va de soi que le président Jovenel Moise n’a qu’à se libérer de ces chaines qui pourraient compromettre son mandat et sa réputation sur le plan international, en pressant la justice haïtienne pour qu’elle fasse son travail de façon impartiale.

Woovins St Phard



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