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Ratification de Jean Michel Lapin : seule la volonté politique peut débloquer la situation

Ratification de Jean Michel Lapin : seule la volonté politique peut débloquer la situation








Pour la deuxième fois, la séance de ratification du Premier ministre, Jean Michel Lapin, a tourné mal au Sénat de la République. Les divergences entre les sénateurs sont de taille. Mais, un simple détail facile à résoudre bloque la ratification. Ce qui donne l’impression que le président de la République ne manifeste pas une volonté politique pour résoudre la crise.

Au Sénat de la République, on est en train d’assister depuis dimanche dernier, un théâtre sans précédent. Difficile d’épuiser même le point 2 de l’ordre du jour en raison des divergences qui traversent l’Assemblée des sénateurs. Les sénateurs de l’opposition veulent la ratification du gouvernement proposé par le chef de l’État même en dehors des normes constitutionnelles. Ceux de l’opposition, le groupe minoritaire (G4), jurent de ne laisser tenir aucune séance tant que les points d’ombres ne soient pas éclaircis.

Parmi les doléances, on dénombre celle portée contre l’actuel ministre de la Justice, Jean Roudy Aly, qui, selon les sénateurs de l’opposition, n’a pas sa place au sein de ce nouveau gouvernement en raison du dossier des 7 mercenaires étrangers. Un dossier qui a été très mal géré par le professeur. Mais ce qui a véritablement bloqué la séance, c’est que ce ministre reproché pour avoir sali le système judiciaire haïtien a été au contraire récompensé avec un autre portefeuille. Celui de la défense nationale.

Mais ce n’est pas tout. D’autres ministres raflent au moins deux portefeuilles dans ce cabinet. C’est le cas de Guy François Junior qui détient les portefeuilles du Tourisme et celui des Haïtiens vivants à l’étranger, Ronald G. Décembre qui reste ministre des Finances avec également le portefeuille de la Planification. Josué Agénor Cadet compile les portefeuilles de l’Éducation et des Sports, sans oublier que le chef de gouvernement, Jean Michel Lapin, reste ministre de la Culture et de la Communication.

Le pire dans cela, c’est que ces ministres avec deux portefeuilles ont tous été censurés par la Chambre des députés pour manque de résultat. C’est comme si, avec cette administration, la décision envers un ministre pour manque de résultat est non seulement de le reconduire à son poste, mais également de lui attribuer un autre portefeuille ministériel à gérer. Une réalité qui explique clairement que le vote de censure accordée au gouvernement de Jean-Henry Céant a été hautement politique, alors que les députés essayaient de faire croire qu’ils ont renvoyé le gouvernement pour manque de résultat.

C’est cette réalité qui constitue en quelque sorte l’élément de blocage à la présentation de l’énoncé de politique générale du Premier ministre nommé, Jean Michel Lapin. Laquelle présentation devait conduire à son éventuelle ratification par l’assemblée des sénateurs. Pourtant, le choix politique effectué par le président de la République ne fait que prouver son manque de volonté politique dans la résolution de cette crise. Choisir de reconduire des ministres censurés en les gratifiant d’un portefeuille en plus ne peut être synonyme d’autre chose que provocation envers une population qui patauge encore dans la misère.

Est-ce par manque de ressources humaines ou un choix politique calculé ? Le chef de l’État, n’a-t-il pas trouvé d’autres compétences au niveau de toutes ces structures politiques consultées pour la formation de ce gouvernement de discorde ? Ce choix, ne prouve-t-il pas que le chef de l’État s’est contenté de rouler ces dirigeants politiques dans la farine durant ces moments de consultations ? Il est clair qu’aujourd’hui, le choix du président de la République ne fait qu’aggraver la situation, alors que cela peut être géré aussi facilement. Des compétences, il y en a. Nombreux sont les fils et filles du pays qui ont de solides formations et qui pourraient faire mieux que ces ministres qui n’ont rien prouvé, alors que le chef de l’État et ses alliés parlementaires s’efforcent de récompenser avec deux portefeuilles.

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