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Paul Eronce Villard renonce à être une vedette

Paul Eronce Villard renonce à être une vedette








Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Paul Eronce Villard n’entend pas se laisser prendre au piège de son poste. Le vedettariat qui a poussé certains de ses prédécesseurs à des excès de zèle ne le tente pas. Plusieurs dossiers qui préoccupent l’opinion publique sont en cours de traitement pendant son mandat à la tête du parquet, mais il ne compte pas en profiter pour gagner de la visibilité. Celui qui est arrivé au poste, le 18 décembre 2018, précise que la loi est son unique boussole et qu’il s’acquitte de sa tâche sans tambour ni trompette.

Lors de sa participation à l’émission Point par Point sur Télé Pacific, le 15 mai 2019, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince a été interrogé principalement sur l’enquête autour de la tuerie de La Saline qui aurait coûté la vie à plus de 70 personnes en novembre dernier. Il indique qu’à son arrivée au parquet, aucune démarche n’avait encore été initiée en ce sens. Vu les dénonciations persistantes, il a dû solliciter l’appui de la Police scientifique pour aller sur la scène de crime et monter un dossier. « À présent, l’affaire a été confiée à un juge d’instruction et c’est à lui de prendre toutes les mesures opportunes », déclare Me Villard qui rappelle que plus d’une dizaine de personnes ont été arrêtées.

« Je ne verse pas dans l’arbitraire »

Deux responsables de l’État, Pierre Richard Duplan, délégué départemental de l’Ouest, et Fednel Monchéry, directeur général du ministère de l’Intérieur, devraient être arrêtés, selon un rapport de la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) envoyé au parquet le 23 avril. Le commissaire du gouvernement rappelle le principe qui fait du magistrat instructeur le juge des mandats et rejette, du coup, les critiques de ceux qui l’accusent de tarder à émettre faire arrêter les concernés.

« Je n’ai pas une obsession de faire arrêter des gens. Je n’agirai pas non plus comme ceux qui versaient dans l’arbitraire juste pour attirer l’attention », a dit le remplaçant de Clamé Ocnam Daméus. Cette pratique ne rend aucun service à la société et a contribué, croit-il, à aggraver le problème de la prévention préventive prolongée. C’est phénomène qui représente une gangrène au sein du pouvoir judiciaire, il croit avoir trouvé le secret pour l’éradiquer : le travail.

Des résultats qui parlent d’eux-mêmes

Alors que la détention préventive prolongée a longtemps été considérée comme un éternel défi, Paul Eronce Villard estime qu’il est en train de prouver le contraire. En seulement quelques mois, « nous avons fait ce que personne n’avait jamais réalisé avant, juste avec un peu plus de dévouement ».

Grâce à une stratégie qui consiste à restructurer l’administration interne du parquet, imposer un quota de dossiers aux substituts, mettre en place des cellules spéciales sur la question, le commissaire est parvenu à faire rédiger 596 actes d’accusation et réquisitoires en quatre mois contre 40 pour les six mois précédant son installation. Et aujourd’hui, la prison civile de Port-au-Prince, communément appelée Pénitencier national, où respiraient près de 5000 âmes en décembre n’en compte que 3 396 détenus, se réjouit le chef du parquet.

Kendi Zidor



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