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L’opposition, à l’heure d’un compromis circonstanciel

L’opposition, à l’heure d’un compromis circonstanciel








En vue d’une réussite totale de la manifestation prévue pour le 18 mai prochain, l’opposition veut se réunifier. En ce sens, les deux branches antagoniques de l’opposition radicale, à travers une conférence de presse, le jeudi 16 mai en cours, ont appelé à une prise de conscience collective et un front commun sincère afin de révoquer ce système obsolète. S’engageant pour conjuguer leur force dans le cadre de la mobilisation qui s’annonce pour le weekend, les deux commissions de l’aile raide de l’opposition saluent le courage des quatre sénateurs et alliés qui ont fait preuve de patriotisme.

Depuis le déclenchement des hostilités antigouvernementales, l’opposition semble pour une fois tirer les conséquences du clivage existant entre eux. Certes, leurs revendications sont identiques cependant, ils n’ont jamais fait preuve de maturité dans leurs agissements. À couteau tiré, les deux principales branches de l’opposition ont, à chaque fois, passée à côté de leur objectif qui est de pousser vers la porte de sortie le chef de la nation, Jovenel Moise, et son équipe.

Les mobilisations se succèdent au même rythme que les échecs se cumulent, ce, en fonction du conflit, difficile à dissimuler, qui ravage cette structure. Après la cinquième vitesse annoncée qui n’a été qu’une tempête dans un verre d’eau, cette structure politique opposée au pouvoir annonce un autre essai pour le samedi 18 mai 2019. Cette fois, contrairement à la précédente, les parties antagoniques décident de faire front commun. Mais, pour combien de temps ?

Contrairement à l’intention animant cette conférence de presse conjointe des deux commissions de mobilisation respective du secteur démocratique et populaire et de la force de l’opposition progressiste (FOP) donnée dans la capitale haïtienne le 16 mai en cours, l’opposition annonce sa récidiviste, car, elles ont toujours, chacune de leur côté annoncé les mêmes mouvements en les mêmes occasions. Pour ce qui concerne la manifestation du 18 mai, hormis les précédentes, les commissaires appellent au front commun et à la conscience collective.

« Si nous sommes là aujourd’hui à parler de mobilisation, c’est de la faute aux autorités de l’État qui se sont transformées en bandits de grand chemin. Nous sommes en face d’une insécurité d’État. Il faut que la population se réveille, se mobilise et que chacun prenne conscience qu’il est temps que l’on renverse ce système géniteur de ces hommes d’État malhonnêtes, criminels et insouciants » appelle Yves André Joseph, membre de la commission de mobilisation du secteur démocratique et populaire. Le militant, par ailleurs, ajoute que seul le front commun peut contribuer à la révocation de ce système tout en responsabilisant l’État de tous les massacres recensés dans le pays durant le règne du PHTK.

Pour la FOP, la mission de l’opposition c’est d’affranchir la nation de ce régime de terreur qui prend en otage le pays. « Nous défendons quatre objectifs : le départ de Jovenel Moise, l’instauration d’un gouvernement de transition (le dernier de l’histoire haïtienne, font-ils savoir, la tenue du procès Petrocaribe et au final l’organisation de la conférence nationale souveraine de la nation » fait remarquer le commissaire de la FOP, Serges Jean-Louis arguant que le système est dépassé et qu’il doit être remplacé.

Plus loin, l’ex-député salue l’engagement des sénateurs de l’opposition et alliés qui ont vaillamment défendu la loi durant les deux séances d’interpellation avortées. « Le système ne cesse, certes, de produire des personnalités d’une moralité qui laisse à désirer, cependant, la bravoure de ces sénateurs prouve que la population doit être beaucoup plus vigilante quant à ses futurs choix. Nous accordons nos pleins soutiens à ces élus », martèle le membre du Mouvement populaire dessalinien (MOPOD) soutenant que la bataille va sortir dès samedi de l’enceinte du Parlement pour investir le macadam. Les commissions en outre, ont annoncé plusieurs activités en prélude à cette mobilisation pour laquelle elles invitent la population à manifester.

Daniel Sévère



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