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Debout contre le viol

Debout contre le viol



À l’initiative de la communauté universitaire, des centaines de personnes ont marché, le dimanche 26 mai 2019, dans les rues de la capitale haïtienne pour dénoncer les actes de viol perpétrés sur de jeunes étudiantes. Parents et étudiants, professeurs et autres citoyens ont choisi de marcher pour dénoncer le viol et d’autres faits d’insécurité généralisée.


Vêtus de blanc, pour la plupart, et pancarte à la main, plusieurs centaines de citoyens, jeunes et adules, ont défilé, le dimanche 26 mai, dans les rues de la capitale haïtienne pour manifester leurs mécontentements face aux actes de violence physique et sexuelle auxquels sont victimes des jeunes étudiantes. De l’université Quiskeya jusqu’au Champ-de-Mars, les participants ont lacé des messages contre la violence, surtout celle perpétrée contre les femmes. « Pa fè fanm sa nou pa vle lòt moun fè manman ak sè nou », lit-on dans une pancarte d’un participant de cette marche coïncidée avec la fête des Mères. « Nous marchons pour nos mères, nous marchons pour nos soeurs, nous marchons pour nos tantes, nous marchons pour nos filles », a précisé une militante pour les droits de la femme.

Attribuant le viol à un acte de barbarie, certaines étudiantes ont demandé de cesser de trouver des excuses pour ceux qui s’adonnent à ces actes malhonnêtes. « La façon dont je m’habille n’autorise personne à me violer », a indiqué une jeune étudiante. Elle déplore les commentaires et les analyses de certains individus qui tentent d’accuser les victimes de responsables des actes de violence perpétrés à leur issue. En effet, d’autres participants ont reconnu que la façon dont la société réagit face aux cas de viol permet de le renforcer davantage au lieu de le combattre. « On ne peut en aucun cas condamner une femme qui a été violée, sous prétexte qu’elle se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment, ou qu’elle était mal vêtue. Le seul responsable d’un viol, c’est le violeur », ont-ils précisé.

Si, d’après Pascale Solages, le viol devient une forme de répression sur les femmes dans les quartiers populaires ou dans les universités, elle regrette toutefois la passivité des victimes. « Les victimes gardent le silence, elles s’enferment dans un sentiment de honte et de peur », a-t-elle souligné en indiquant que le silence est souvent imposé par la société, jugée de plus en plus machiste et misogyne. En revanche, les participants ont profité de cette occasion pour demander justice pour les victimes de viols des quartiers populeux, particulièrement La Saline.

Entre autres, il faut souligner que beaucoup d’organisations de la société civile ont déjà élevé leurs voix pour dénoncer cette nouvelle forme d’insécurité qui spécialement les jeunes universitaires de la zone métropolitaine. Ils appellent tous à la neutralisation des bandits armés qui s’évertuent dans la pratique de tels actes. La Primature et le chef du parquet de Port-au-Prince ont annoncé des mesures pour stopper ce phénomène qui tend à instaurer un climat de peur chez les jeunes filles de l’aire métropolitaine.

Woovins St Phard




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