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Ordonnance dans l’affaire du 4 novembre aux Gonaïves

Ordonnance dans l’affaire du 4 novembre aux Gonaïves








Le juge d’instruction des Gonaïves, Me Denis Pierre Michel, a rendu, la semaine dernière, l’ordonnance la bagarre déclenchée à l’intérieur de la cathédrale des Gonaïves, le 4 novembre 2018. Un incident qui avait fait deux victimes en pleine messe de célébration de la fête patronale de la ville.

L’affaire qui impliquait directement l’ex-vice délégué départemental, M. Jacques Woubins Bordenave, et les partisans du parti Ayiti an Aksyon avait provoqué une vague de réactions populaires, dans les discussions de groupe ainsi que sur les réseaux sociaux. Après la diffusion d’une vidéo amateur dans laquelle M. Bordenave, coordonnateur de la Plasola (Platfòm pou sove Latibonit) a été pris à chasse. Il coordonnait à cette époque un mouvement baptisé Petro-Saint Charles, une initiative visant à réclamer sans concession, la poursuite des dilapideurs du fonds Petrocaribe.

Le verdict est tombé, parmi les personnes impliquées, les nommés Gracia Mergélus et Fénel Néus ont été écartés pour insuffisance de preuve et Roldy, Ti Miguel, Ti Blanc, Fritznel et Moss Doumyck sont renvoyés au correctionnel.

Jacques Woubins Bordenave, l’une des principales victimes dans l’affaire, a exprimé son désaccord face à cette ordonnance. Il estime qu’il a été victime d’une tentative d’assassinat. De ce fait, l’affaire doit être traitée en criminel et non en correctionnel. Il annonce, sans donner de date, que son collègue Donald Saint-Jean et lui-même vont faire appel afin que le dossier soit traité comme il se doit.

De son côté, Moss Doumyck, l’un des principaux concernés, juge de répression politique cette ordonnance contre lui qui révèle plusieurs irrégularités. Il insiste sur le fait que le délai juridique pour donner l’ordonnance n’a pas été respecté et des prévenus non en fuite y sont inscrits. M. Moss dit ne pas comprendre pourquoi aucune perquisition n’a été effectuée et que personne n’a été arrêtée.

Toutefois, il pense que derrière cette ordonnance se cache un sentiment de méchanceté, parce que non seulement il n’est pas apparu dans la vidéo en circulation, mais nie sa participation à la bagarre. « Cette une ordonnance commanditée qui a pour mission de ternir mon image », argue-t-il. Par ailleurs, il se dit prêt à aller au correctionnel car, nul n’est au-dessus de la loi.

Lesly Succès



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