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Calme apparent au Cap-Haitien

Calme apparent au Cap-Haitien








Vingt-quatre heures après la grande mobilisation populaire au Cap-Haïtien en faveur du départ du président Jovenel Moïse, un calme apparent est observé dans la deuxième ville du pays, ce mardi 11 juin 2019.

Si certains établissements scolaires ont fonctionné quasiment dans la peur, quelques banques commerciales, dont la Sogebank, ont gardé leurs portes à moitié ouvertes.

Le transport en commun, à travers la commune du Cap-Haitien, a fonctionné normalement, mais tout le monde était sur le qui-vive. Les gens accouraient dans toutes les directions, ce qui a donné l’impression que la situation pouvait dégénérer à tout moment.

Interrogé par Le National, certains membres de l’opposition politique ont fait savoir que d’autres stratégies sont à l’étude afin d’arriver à la démission du chef de l’État, Jovenel Moïse, à la tête du pays, puisque, disent-ils, le silence du président prouve qu’il est dans l’incapacité de calmer la colère de la population en quête d’un chambardement du système politique.

« Jovenel Moïse est en panne de discours mensonger pour soudoyer le peuple, nous attendons sa démission », a martelé Gésner Jean Geffrard, membre du parti politique Pitit Dessalin.

Certains citoyens interrogés par Le Journal, ce mardi 11 juin 2019, se sont prononcés en faveur de la reprise de la mobilisation contre le chef de l’État, Jovenel Moïse. Néanmoins, ils ont dénoncé un manque de cohésion entre les leaders de l’opposition qui, selon eux, représente un gain pour le pouvoir en place. « Trop de litiges entre les leaders phares de l’opposition, notamment Moïse Jean-Charles et Schiller Louidor, ce qui fait est dans l’intérêt de l’équipe au pouvoir », selon Samuel Paul, un résident de la ville du Cap.

Pour le coordonnateur de l’organisation Force révolutionnaire du Nord (FREN), Raphaël Mésidor, les jours du président Jovenel Moïse au pouvoir sont comptés, car il est lâché par les secteurs clés de la population, notamment la Conférence épiscopale d’Haïti.
« Tout le monde voit dans le président de la République, un amateur de la gestion de la chose publique », a-t-il fait savoir.

Osno Moncher, un petrochallenger, s’est prononcé en faveur d’une mobilisation sans relâche contre Jovenel Moïse, qui selon lui, symbolise un système politique démodé, qui ferme toutes les portes aux jeunes du pays, qui n’ont pas d’autres alternatives que de laisser le pays.

Soulignons que, la route Nationale #1 n’était pas accessible au niveau de la commune de Plaisance du Nord, dans certains quartiers comme Barrière Batan (entrée Est de la ville du Cap-Haitien) Conassa, Cité Lesco, malgré la présence des gens dans les rues, la situation reste toujours tendue à constater Le National. Toutefois, l’opposition dans le Nord du pays n’a communiqué aucune nouvelle date pour la reprise de la mobilisation.

Hervé Delima



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