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La terreur s’installe en Haïti

La terreur s’installe en Haïti








De jour en jour la terreur prend du champ en Haïti. L’insécurité tend à devenir une norme. Et, tout le monde semble s’y adapter.

Ces derniers moments, le pays s’enlise dans une expérience de mauvais goût. Le banditisme rythme la vie de la population et semble être protégé par les grands acteurs politiques. Le pouvoir en place a admis le règne incontrôlable de l’insécurité généralisée. Et plus encore, des assassinats commandités. De l’assassinat de Vladjimir Legagneur, en passant aux massacres de Carrefour-Feuilles, de La Saline, de Cité Soleil, des viols collectif des étudiantes, jusqu’à l’assassinat du journaliste Pétion Rospide, ce lundi soir, on ne fait que s’enfoncer dans l’abime de l’insécurité.

Des bandits notoires font le show aux yeux des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH), alors qu’il y a des mandats d’amener émis contre eux. Les gangs armés imposent leur loi non seulement au sein des quartiers, mais pratiquement sur tout le territoire national. C’est de l’insécurité généralisée qui sévit dans le pays. Cette réalité est due à l’échec des dirigeants haïtiens. Pourtant, aucun de ces leaders politiques ne se sent concerné par cette situation. Ils ne dirigent, ne coordonnent, n’ont aucune autorité pour faire quoi que soit, mais ils restent accrochés aux avantages et privilèges.

Le pays est fermé. Les manifestants laissent tomber la logique de la lutte pacifique. C’est le chaos total. Et cela arrange les bandits armés qui profitent de cette situation pour agir en toute impunité. Depuis dimanche, c’est un climat de psychose qui existe en Haïti. Les banques commerciales, l’école, l’université, le commerce informel, tout fonctionne au ralenti ou ne fonctionne presque pas. Au moment où de conséquents citoyens manifestent à travers toutes les villes d’Haïti, certaines zones, et parfois des individus sont la cible de pillage et d’attaques répétées.

Personne ne peut faire une transaction bancaire en toute sécurité. Très souvent, les bandits sont suffisamment renseignés sur leurs cibles, par ce qu’ils demandent des choses bien précises, qu’ils retrouvent de fait chez les victimes. Simples citoyens ou agents des forces de l’ordre, il ne se passe pas une journée sans un cas d’assassinats en Haïti. Les tenants du système l’ont pourtant bien calculé par le fait que les facteurs à l’origine de la criminalité en Haïti sont à la fois multiples, difficiles à identifier et étroitement liés.

La situation socio-économique du pays, le contexte politique, la faiblesse des institutions, notamment l’appareil judiciaire, et les lacunes des services chargés de faire respecter un état de droit en Haïti apparaissent comme le terreau fertile d’une situation sécuritaire instable dans le pays. Dans le temps, les zones les plus touchées par l’insécurité étaient la zone métropolitaine de Port-au-Prince, dont Croix-des-Bossales, Fort national, Simon, Pelé, Martissant, Bel-Air, Delmas 2, Cité Soleil, mais à présent, c’est tout le pays qui est rongé par ce phénomène d’insécurité.

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