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Une troisième journée de paralysie dans la zone métropolitaine

Une troisième journée de paralysie dans la zone métropolitaine








Environ trois jours après la grande mobilisation du dimanche 9 juin, les activités n’ont pas pu redémarrer dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Pour le mardi 11 juin, le transport en commun fonctionne toujours au ralenti, et les institutions publiques et privées sont obligées de constater l’absence des employés.

Ce sont des rues dépourvues de la grande foule et de l’embouteillage comme à l’ordinaire pour le mardi 11 juin. Entassées de poussières des caoutchoucs calcinés et des débris jonchés sur le sol, les rues de la zone métropolitaine exposent amplement la colère et la peur de la population qui reste enfermée chez eux. Entre inquiétudes et frustration, la population a choisi d’emprunter la voie de la prudence en évitant les rues afin d’attendre la réponse des autorités étatiques notamment du président de la République qui a perdu toute la confiance de la majorité de la population désespérée et fatiguée d’entendre des promesses irréalisables et des paroles mensongères.

Le transport en commun fonctionne partout au ralenti. D’abord, les chauffeurs et les passagers qui empruntent les voies de circulation se mettent d’accord que ce soit un risque d’arriver à destination ou non. La plupart des stations à essences sont fermées par mesure de précaution, en cas d’éventuelle manifestation, afin d’éviter les risques d’incendie. Toutefois, certaines ont fourni des services de façon temporelle à des chauffeurs de véhicules publics et privés.

En début de matinée, sur la route de Delmas, à Frères, et dans la commune de Port-au-Prince c’est le calme plat. Les activités des marchands ambulants ont baissé considérablement. Entre autres, quelques véhicules, majoritairement des motos assurant le transport de quelques individus qui sont sortis pour se ravitailler en produits de première nécessité. Une circulation fluide partout. Les motocyclistes sont à pied d’œuvre dans la circulation.

Même si quelques élèves de certaines institutions scolaires ont été remarqués dans les rues, cependant, le secteur éducatif dans son ensemble n’arrive pas à attirer les élèves au sein des établissements. Déjà, depuis dans la journée du lundi, des protestataires ont envoyé des messages d’avertissement aux parents et écoliers afin de garder les enfants à la maison d’ils veulent continuer à vivre.

D’un autre côté, les institutions commerciales ont préféré garder la prudence. Quelques rares grandes institutions commerciales ont ouvert leurs portes surtout dans les zones où la situation reste tendue. Et, les institutions publiques sont obligées de constater l’absence des employés à leur bureau. Il faut souligner que même avant ce dysfonctionnement systématique, plusieurs institutions publiques avaient déjà été en grève.

Toutefois, la présence de la Police nationale d’Haïti (PNH) a été remarquée dans les rues. Des patrouilles essaient de défier les obstacles placés par la population dans les différentes artères de la zone métropolitaine et d’autres policiers en point fixe dans des positions stratégiques pour essayer de rétablir la paix publique pour la reprise des activités. Malgré tout, des tentatives de manifestation ont été à l’origine dans plusieurs endroits de la zone métropolitaine.

Woovins St Phard



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