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Reporters sans frontières dénonce un climat dangereux pour la presse haïtienne

Reporters sans frontières dénonce un climat dangereux pour la presse haïtienne








Le contexte dans lequel évoluent les journalistes haïtiens depuis des mois en Haïti a interpellé Reporters sans frontières. Dans une note en date du 11 juin 2019, l’organisation internationale, se donnant pour objectif la défense de la liberté de la presse, dit constater que les professionnels de la presse en Haïti travaillent dans un climat particulièrement dangereux.

La note de Reporters sans frontières survient à la suite de l’assassinat de Pétion Rospide, journaliste à la Radio Sans Fin et de l’incendie des véhicules de la Radio Télé Ginen, tous deux le lundi 10 juin dernier. Cette situation a provoqué un profond sentiment de peur, considérant que la justice haïtienne n’a pas réussi à faire la lumière sur le cas des journalistes victimes dans le pays. Comme c’est le cas pour les journalistes Jean Léopold Dominique assassiné le 3 avril 2000, Brignol Lindor le 3 décembre 2001, Vladimir Legagneur disparu depuis le 14 mars 2018, pour ne citer que ceux-là.

Emmanuel Colombié, directeur du bureau Amérique latin pour Reporters sans frontières, a demandé aux autorités haïtiennes de faire toute la lumière sur cette sordide exécution et traduire en justice les responsables de la mort du journaliste Rospide. M Colombié croit dur comme fer que c’est au gouvernement de la République de garantir la sécurité des journalistes qui couvrent les manifestations.

48 heures après la mort du journaliste Rospide, tout ce que la presse a reçu des autorités politiques, ce n’est qu’un tweet du président de la République, Jovenel Moïse. Dans ce tweet, le chef de l’État a condamné avec véhémence ce crime qu’il qualifie de crapuleux et qui endeuille la presse haïtienne une fois de plus. En guise de conclusion, le président a transmis ses condoléances émues à la famille du défunt et à ses anciens collaborateurs.

Josué Pierre-Paul



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