S'identifier Contact Avis
 
33° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Les mouvements de contestations sont légitimes, selon la CORPUHA

Les mouvements de contestations sont légitimes, selon la CORPUHA








Les mouvements de contestations sont légitimes tant qu’elles touchent les droits fondamentaux tels les droit à la vie, droit à la santé et à la protection sociale, droit à l’éducation, droit au logement, droit à la sécurité, droit à une vie décente. En effet, c’est ce qu’a fait savoir la Conférence des recteurs, présidents et dirigeants d’université et d’institution d’enseignement supérieur haïtiennes (CORPUHA) dans une note de presse en date du mardi 11 juin 2019.

Dans une note de presse en date du mardi 11 juin 2019, la Conférence des recteurs, présidents et dirigeants d’université et d’institution d’enseignement supérieur haïtiennes (CORPUHA) a tenu à exprimer ses préoccupations sur la crise actuelle. Selon cette note qui porte la signature du président, Fritz Deshommes, du vice-président Jean Robert Charles et du secrétaire exécutif Edgard Prévilon, les mouvements de contestations sont légitimes. La note laisse savoir que ces mouvements touchent les droits fondamentaux tels les droit à la vie, droit à la santé et à la protection sociale, droit à l’éducation, droit au logement, droit à la sécurité, droit à une vie décente.

La note a tenu à peindre le panorama dans lequel se trouve le pays à l’état actuel. Ce qui en quelque sorte pourrait justifier les revendications que la CORPUHA estime fondées. En ce sens, la note parle de : « la dégradation accélérée des conditions de vie de la population (près de 60 % de la population vivent avec moins de 2 dollars, inégalités importantes, 3 millions de personnes exposées à l’insécurité alimentaire) », « la détérioration accentuée de l’accès aux services de base (santé, éducation et autres…), et des conditions sécuritaires avec, entre autres, la prolifération des gangs armés ».

De plus la CORPUHA fait état de la jeunesse haïtienne en manque d’espoir qui fuit le pays pour se réfugier à l’étranger. La note met en valeur la « disparition de confiance des gouvernés dans les gouvernants ». Ces personnalités d’universités et d’enseignement supérieur relatent également : « l’émergence de graves menaces sur les libertés publiques ».

Pour la CORPUHA, la situation déplorable que vit actuellement le peuple haïtien trouve son origine dans « l’effondrement de la gouvernance centrale dans sa triple composante (exécutive, législative et judiciaire) avec tout ce qu’elle comporte d’ineffectivité, d’inefficience, de gaspillage de ressources, de dépendance et de corruption ».

De surcroit, la structure, reconnue d’utilité publique par arrêté présidentiel du 27 décembre 2017 et publiée dans le moniteur le 19 janvier 2019, laisse entendre que cette situation trouve sa racine dans « le système défaillant de répartition des opportunités, richesses et des revenus » ; « l’inadéquation des orientations politiques, économiques et sociales au cours des dernières décennies » ; « l’incapacité des pouvoirs publics à adresser les demandes sociales, à mobiliser les forces vives de la nation autour des grands défis émergents ».

Fort de tous ces faits, la CORPUHA dit adhérer à un projet de changement radical qui vise à « mettre le pays sur une trajectoire de développement durable et prône, entre autres, sur la base des défis identifiés, la refondation de l’État, la rénovation des services publics, le remembrement de l’économie réelle, la modernisation du système judiciaire ».

Wisly Bernard Jean-Baptiste



Articles connexes


Afficher plus [5793]