S'identifier Contact Avis
 
33° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Des députés réitèrent la demande de mise en accusation du président de la République

Des députés réitèrent la demande de mise en accusation du président de la République








Après l’indifférence du président du bureau de la Chambre basse face à l’acte de mise en accusation du président Jovenel Moïse transmis le 20 février 2019, une vingtaine de députés a réitéré, le 10 juin, dans une nouvelle correspondance, cette demande au président de la Chambre basse, Gary Bodeau. Les députés signataires exhortent le président du bureau à se ressaisir, en organisant une séance spéciale, dés l’ouverture de la prochaine session ordinaire, en vue de fixer la date de la séance de la mise en accusation.

« En tant que co-dépositaire de la souveraineté nationale, le Parlement ne saurait rester indifférent aux cris de la population dont il doit être la véritable caisse de résonance institutionnelle et républicaine. Ainsi, vous rappelons-nous l’impérieuse nécessité qui la vôtre de tenir compte de la transmission le 20 février 2019 de l’acte de mise en accusation contre le président Jovenel Moïse pour des faits constitutifs du crime de haute trahison. Il y a été clairement indiqué : qu’une fois destitué de sa fonction, M. Jovenel Moïse sera traduit devant les tribunaux de droit commun pour répondre des faits qui lui sont reprochés. C’est essentiellement ce que demande la population haïtienne ! », a signifié une vingtaine de députés au président du bureau de la Chambre basse, Gary Bodeau.

Selon les députés signataires, contrairement aux dispositions de la Constitution en vigueur et au règlement intérieur de la Chambre des députés, le président du bureau de la Chambre basse a fait peu de cas de leur requête. « En agissant ainsi, vous avez confondu le poste de président de la Chambre des députés à celui d’allié du PHTK et de sa majorité au Parlement », ont-ils déploré. Entre autres, ils ont relevé le constat de la détérioration de la situation sociale, économique, politique et sécuritaire du pays. « Le pays est au bord de l’explosion sociale », affirment-ils. Les députés ont également tenu compte des protestations massives qui se succèdent dans la capitale comme en province pour exiger la démission du président Jovenel Moïse, accusé de détournement de fonds dans un rapport de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA). Pour eux, ce dossier accablant vient rallonger la longue liste de violations de la Constitution par le président.

D’un autre côté, les députés signataires ont fait remarquer qu’à l’unisson, tous les secteurs de la vie nationale se sont déjà exprimés dans le sens des revendications populaires. À titre d’exemple, ils se sont référés aux récentes positions de la Conférence épiscopale d’Haïti, du Forum économique du secteur privé des affaires, de la Fédération protestante d’Haïti et des regroupements associatifs de la société civile qui sont sans équivoque. D’après eux, ces entités pointent clairement du doigt le Chef de l’État et le Parlement comme principaux responsables de la situation calamiteuse que connait Haïti. En outre des graves violations de la Constitution, la gestion du chef de l’État nous gratifie d’un sombre tableau caractérisé par l’inflation, la gabegie. La misère, la corruption, l’improvisation, la médiocrité, l’arrogance, l’incivisme, l’impunité, le règne des « bandits légaux », des gangs armés et de la dilapidation des avoirs de l’État, ont fait savoir les députés.

En contrepartie des faits avancés, les députés signataires de correspondance demandent au président de mettre en branle le processus en organisant une séance spéciale, dés l’ouverture de la prochaine session ordinaire, en vue de fixer la date de la séance de mise en accusation. En cas de refus, lesdits députés ont fait valoir qu’ils s’opposeront à la tenue de toute autre séance et solliciteront subséquemment la destitution de Garry Bodeau comme président du bureau.

Woovins St Phard



Articles connexes


Afficher plus [5793]