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24 bougies pour la PNH

24 bougies pour la PNH








Malgré les différents problèmes d’ordre institutionnel, la Police nationale d’Haïti (PNH) a commémoré, le mercredi 12 juin 2019, sa 24e année d’existence et de service dans le pays. Une vingt-quatrième année marquée par des mouvements de protestation en série au cours desquels l’institution fait face à des défis énormes. Entre autres, le DG de l’institution, Michel-Ange Gédéon, veut que la PNH reste toujours apolitique afin d’être objective.

À l’amphithéâtre de l’École nationale de la Police, le mercredi 12 juin 2019, les hauts gradés et de l’institution et d’autres policiers retenus, des autorités de l’Exécutif et des représentants diplomatiques des pays amis d’Haïti ont participé à une messe d’Action de grâce pour marquer la 24e année d’existence de la Police nationale d’Haïti (PNH). En effet, 12 juin 1995 – 12 juin 2019, 24 ans de service pour cette institution républicaine qui assure la protection des vies et des biens, malgré les conditions difficiles de travail. Cette cérémonie est surtout marquée par l’entrée et la sortie à la dérobade du président pour éviter une foule en furie, massée à l’entrée de l’École nationale de Police, réclamant sa démission.

Dans son intervention, le directeur général de la PNH, Michel-Ange Gédéon, a remercié tous ceux qui ont contribué pour faire de la PNH une institution en pleine expansion. Il a profité de l’occasion pour saluer la mémoire de tous les policiers qui ont succombé sous les projectiles des bandits armés. Le DG a souligné les problèmes majeurs, des obstacles auxquels la PNH a dû affronter au cours de ces 24 ans d’existence. Il a aussi relaté les querelles de chapelle qui fragilisent les relations au sein de ce corps détenant la force légitime dans le pays.

Plus loin, Michel-Ange Gédéon a indiqué que l’État haïtien a préparé un « plan stratégique 2017-2021 » pour la PNH. Ce document, considéré comme la boussole de l’institution, fera de la PNH une institution de sécurité publique de standard international en 2021. Toutefois, il estime que ce plan doit être suffisamment outillé au point de vue structurel et organisationnel. « Il n’y a pas de grandes polices avec des moyens au rabais », a lâché le numéro 1 de la PNH, qui a également énuméré des matériels nécessaires, dont la PNH a besoin pour faire ses différentes interventions de maintien d’ordre. Il appelle à la volonté d’agir et d’agir ensemble. Le commandant en chef de la PNH en a profité pour évoquer des projets liés au renforcement de l’institution pour donner des réponses appropriées aux problèmes d’insécurité qui gangrène le pays. Entre autres, M. Gédéon demande aux policiers et policières d’agir dans la limite de la loi tout en se protégeant contre les bandits et les politiciens.

D’un autre côté, Michel-Ange Gédéon a invité les policiers à adopter un comportement éthique lors des mouvements de protestation. « Pa foure kò nou nan zafè politik. Rete fè djòb nou. Mwen pa vle okenn polisye ap tire sou moun k ap manifeste. Mwen pa vle okenn polisye anpeche jounalis fè travay li », a insinué le numéro 1 de la PNH à sa troupe, qui croit que sans l’appui de la population haïtienne que l’institution n’aurait pas pu arriver à célébrer ses 24 ans d’existence. « Sous mon leadership, la PNH restera professionnelle et objective », a-t-il martelé pour donner la garantie au pays que l’institution fera son travail en toute impartialité. Toutefois, après un bref bilan des activités de l’institution, le DG sollicite une vision de l’ensemble de la chaine pénale et du volet sécuritaire pour bien faire progresser l’État de droit. « Le droit et la force doivent être soutenus, appuyés et consolidés en même temps si on veut un état de droit qui progresse et une Haïti plus sécurisée », a conclu Michel-Ange Gédéon.

Ayant un effectif de 15 000 policiers recrutés en 28 promotions, la PNH a la lourde responsabilité de sécuriser les vies et les biens trouvés sur le territoire de la République d’Haïti. Elle est une institution apolitique. Cependant, ses stratégies sont définies par le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), dirigé par le Premier ministre.

Woovins St Phard



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