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Des organisations sociopolitiques appellent à un soulèvement général

Des organisations sociopolitiques appellent à un soulèvement général








Définitivement, la bataille contre l'équipe au pouvoir semble vouloir prendre un autre élan. Déjà cinq jours de mobilisation non-stop dans plusieurs coins du pays. Face à l'obstination du chef de l'État, les organisations sociopolitiques de base appellent à un soulèvement général de la population jusqu'au départ de Jovenel Moise.

Des deux côtés les protagonistes n'entendent pas abandonner. D'un côté, le chef de l'État, coincé par le dossier Petrocaribe, ne compte pas lâcher le gouvernail malgré l'étau qui se serre autour de lui. Le locataire du Palais national croit dur comme fer qu'il jouit encore d'une certaine légitimité et, par conséquent, peut relever certains défis de l'heure, dont la correction du système. D'un autre côté, les opposants s’obstinent à réclamer le départ du chef de l'État accusé de corruption et qui, selon eux, jouit d'un déficit énorme de moralité, de dignité, de popularité lui empêchant de continuer à représenter la nation haïtienne qui avait, au début du dix-neuvième siècle, écrit l’une des plus belles pages d'histoire de la planète.

Obsédées de la révocation du système, en particulier le départ, l'arrestation et le jugement de Jovenel Moise pour implication présumée de corruption et haute trahison contre la nation, les organisations sociopolitiques de base invitent le pays au soulèvement général. Selon les militants, qui veulent aller jusqu'au bout, le pays doit envoyer le message, pour une deuxième fois, au monde entier que le premier peuple noir indépendant n'entend pas fouler au pied sa dignité de peuple épris de liberté et de démocratie. Ainsi, ont-ils conseillé au premier citoyen de la nation de tirer sa révérence en vue de rapatrier la moralité de la présidence et, par ricochet, de l'État haïtien.

Présents depuis cinq jours sur le macadam, les militants politiques n'entendent pas enclencher la marche arrière. Quel que soit le prix à payer, ils sont déterminés. « Nou pre pa kelkeswa mwayen an poun libere peyi a », a martelé, Yves André Joseph soutenant que les jours du président sont dorénavant comptés. Dans la même veine, le responsable du Mouvement visionnaire dessalinien (MOVID), Abel Loreston, appelle la population à boucler le pays. Selon lui, l'heure a sonné, après une semaine de bataille intensive, pour rendre dysfonctionnel le pays. « Nous demandons à tout un chacun de se rebeller et fermer le pays en vue de contraindre Jovenel Moise à se démettre de sa fonction », a-t-il exhorté tout en appelant le président de la République à moraliser l'État.

Les militants ne font aucun cas du discours du chef de l'État prononcé à l'occasion du 24e anniversaire de la PNH. « On a beaucoup de précédents. Henry Namphy, Jean-Claude Duvalier et, plus proche de nous, Jean-Bertrand Aristide, ils ont tous eu ce même discours. À quelques heures de leur départ, ils ont tous soutenu qu'ils ne vont pas céder. Et, au final, ils n'ont pas même eu le temps de faire leurs valises », fait savoir tour à tour le député de la troisième circonscription de Port-au-Prince, Printemps Bélizaire et Yves André Joseph qui participaient à la marche des petrochallengers, le jeudi 13 juin 2019. Le parlementaire, membre du secteur démocratique et populaire, par ailleurs, invite le président à entendre raison pour éviter qu'il connaisse le même sort que Vilbrun Guillaume Sam.

Daniel Sévère



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