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Cap-Haïtien : les mobilisations anti-Jovenel s’intensifient

Cap-Haïtien : les mobilisations anti-Jovenel s’intensifient








Des centaines de personnes ont manifesté le dernier weekend à travers les rues du Cap-Haïtien, en vue d’exiger la démission du président Jovenel Moïse à la tête du pays.

Vendredi 14 juin 2019. Du lieu de rassemblement habituel (rond-point Samarie) en passant par Shadda 1, Conassa, carrefour Aviation, cité Lescot, etc. munis de corde et de branches d’arbres les protestataires ont parcouru plusieurs artères de la ville, en entonnant des cantiques exprimant leurs mécontentements face au pouvoir en place, qui selon eux, est en train de conduire le pays vers le gouffre.

Durant tous leurs parcours au niveau de la rue L, dressant des barricades enflammées, les protestataires en colère ont cassé des dizaines de compteurs électriques et de pare-brise de plusieurs véhicules, notamment au niveau du centre-ville du Cap-Haïtien. Les actes de violence enregistrés ont soulevé l’indignation de plusieurs citoyens victimes qui ont condamné l’attitude des protestataires.

Les actes de violence enregistrés dans la manifestation du vendredi dernier émanent de l’infiltration des hommes qui travaillent à la solde du pouvoir en place, à en croire l’un des dirigeants du secteur démocratique et populaire à Cap-Haïtien, Piterly Charles. Selon M. Charles, ces individus sont payés par le pouvoir en place pour semer le trouble et discréditer le mouvement de l’opposition qu’il qualifie de mouvement pacifique.

Les samedi 15 et dimanche 16 juin 2019, le leader du parti politique Pitit Desalin, Moïse Jean-Charles, à la tête de plusieurs dizaines de personnes a gagné les rues avec le même objectif : la démission du chef de l’État, Jovenel Moïse, qui selon lui, est incapable de continuer à diriger le pays.

Soulignons que, depuis le vendredi 14 juin 2019, la ville du Cap-Haïtien est quasiment vide, le commerce tant formel qu’informel ne fonctionne presque pas. Certains établissements scolaires publics et privés ont dû suspendre leurs activités en fonctions du climat de tension qui sévit dans plusieurs communes environnantes du Cap-Haïtien.

Aux deux entrées principales de la ville, des jets de pierre et de bouteille ont été lancés de façon sporadique dans toutes les directions, ce qui crée momentanément un mouvement de panique dans ces zones, le transport en commun fonctionne à qui mieux mieux, les stations d’essence sont fermées. La ville est moribonde.

Tôt le lundi 17 juin 2019, la Nationale #6, au niveau des communes de Limonade et Quartier Morin, était barricadée de pneus enflammés, des citoyens qui devraient se rendre au Parc industriel de Caracol ont dû rebrousser le chemin. Les opposants du pouvoir jurent de rester mobilisés jusqu’à la démission du président Jovenel Moïse, l’autre phase dans leur mouvement de protestation serait la fermeture des institutions publiques, a appris Le National.

Hervé Délima



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