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La zone métropolitaine est comme assiégée

La zone métropolitaine est comme assiégée








Les différentes mobilisations réclamant la démission de Jovenel à la tête de la magistrature suprême de l’État créent une situation tendue au sein de la population haïtienne. Entre inquiétude et prudence, les activités sont toujours paralysées malgré les annonces de certaines mesures de Jean Michel Lapin.

C’est une zone métropolitaine de Port-au-Prince laissée en grande partie aux piétons et aux motocyclistes et aux véhicules privés ce lundi 17 juin, loin de la vision des embouteillages monstres qui caractérisent la circulation comme à l’ordinaire. Entre autres, malgré la circulation de quelques véhicules de transport en commun dans certains endroits de la zone métropolitaine, les activités fonctionnent toujours au ralenti, et la population ne cache pas leurs inquiétudes quant à leur sécurité dans les rues.

Les constats enregistrés dans les rues de la zone métropolitaine jonchées de déchets sont inquiétants. Pour le transport en commun, peu de véhicules ont pris le risque de circuler dans les différentes artères de la capitale. Malgré cette réduction considérable, certains ont du mal à trouver des passagers dans les voies qu’ils empruntent. Ne pouvant pas stationner dans les gares routières habituelles, des véhicules de transport public ont choisi de nouveaux points de stationnement pour attendre les passagers. Toutefois, les motocyclistes ont occupé les rues en grand nombre. Avec des astuces pour franchir les pneus enflammés et dévier les zones barricadées, les passagers ont préféré de prendre une moto pour faire le trajet voulu. Et, des véhicules privés ont également pris le contrôle de la circulation.

Certaines zones massivement fréquentées au quotidien sont quasiment vides durant ces derniers jours. Au Champ-de-Mars, à Portail-Léogâne et à Carrefour-aéroport, la foule n’est plus au rendez-vous. Les commerçants détaillants et les marchands ambulants essaient de reprendre les activités malgré tout. Cependant, des protestataires ont tenté de débuter une manifestation au Champ-de-Mars, à la place Dessalines, en début de matinée.

Les institutions publiques en mode lock

Malgré les annonces de certaines mesures du Premier ministre nommé Jean Michel Lapin, les institutions publiques n’arrivent pas à fonctionner normalement le lundi 17 juin. Dans la majorité des institutions, les employés ne se sont pas présentés au travail. Les bureaux sont restés vides en dépit de l’ouverture de ces locaux.

S’il est vrai que les mouvements de protestation ont affecté en grande partie le fonctionnement des institutions publiques, cependant certaines institutions ont déjà été en grève même avant le début de ces mouvements. Le ministère de la Planification et de la Coopération externe et la Direction générale des impôts (DGI) sont deux exemples évidents des grognes des employés de l’administration publique. Le premier en grève depuis plus de deux mois, et le second, il y a environ deux semaines.

Des écoles ont fini l’année scolaire à la hâte

En période d’examen pour la fin du dernier trimestre de l’année scolaire, certaines écoles sont obligées d’annuler ces examens. En revanche, elles vont compiler les moyennes des trimestres précédents pour permettre aux élèves de passer à une classe supérieure. Ainsi prendra-t-elle fin l’année scolaire de certaines écoles.

D’un autre côté, certains établissements ont exigé aux parents d’envoyer leurs enfants pour passer les examens malgré la conjoncture. À Pétion-Ville, certains individus ont agressé des écoliers en uniformes après leur retour dans les établissements scolaires. Ce qui a provoqué une panique du côté des parents qui sont obligés de revêtir leurs enfants d’un autre habit afin d’échapper aux assauts des individus en furie.

Le secteur privé reste vigilant

Les grandes entreprises commerciales ont manifesté encore leur prudence pour cette deuxième semaine. Si la plupart d’entre elles n’ont pas voulu ouvrir leurs portes de très tôt pour éviter les casses, certaines ont gardé fermer leurs portes face aux actes d’intimidation qui menacent leurs entreprises. Toutefois, il faut signaler que dans les parages de ces entreprises, des policiers s’y cantonnent pour les protéger.

Le pays vit dans l’inquiétude. Les manifestations s’improvisent à tout moment. Pas de parcours définis et d’horaire fixé au préalable, les manifestants deviennent de jour en jour plus violents. Des vitres de véhicules brisés, des commerces de petites bourses emportés et des fatras éparpillés dans les rues, les manifestants veulent tout balayer sur leur chemin. Ils promettent d’aller jusqu’au bout dans leur revendication pour trouver la démission du chef de l’État.

Woovins St Phard



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