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Le scandale de l’hôtel Oasis

Le scandale de l’hôtel Oasis








Le scandale concernant la réunion tenue à l’hôtel Royal Oasis se corse. La sortie fracassante du secrétaire général du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Éric Jean-Baptiste, a fait place à d’autres révélations. Pourtant, des membres influents au sein de l’opposition ne cessent de rejeter ces déclarations considérées comme de graves accusations.

Depuis plus de 24 heures, les révélations sur un plan d’amnistie pour certains dilapidateurs du fonds Petrocaribe sont devenues l’un des principaux sujets en débat dans la crise politique haïtienne. Le secrétaire général du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Éric Jean-Baptiste, avait dénoncé le projet d’amnistie pour certains leaders politiques, planifié, selon ces déclarations, par les 4 sénateurs de l’opposition radicale. La décision devrait être appliquée après la démission du chef de l’Etat, Jovenel Moïse.

Éric Jean-Baptiste a juré que ces propos ont été effectivement tenus au cours de cette réunion. D’autres personnalités, dont l’ex-député Gérard Evans Beaubrun qui était également présent à cette rencontre à l’hôtel Oasis a confirmé que le projet d’amnistie a été effectivement souligné durant ces échanges. Cette déclaration a déjà coûté à Éric Jean-Baptiste la perte de plusieurs parmi ses succursales de Père éternel loto. Le secteur démocratique et populaire ainsi que ses alliés lui ont déjà demandé de rectifier le tir par des excuses publiques à la population haïtienne.

Qu’il s’agisse du sénateur Antonio Cheramy, Evalière Beauplan, Ricard Pierre, Nènèl Cassy ou Youri Latortue, ils soutiennent tous que ces propos n’ont pas été évoqués. Mais, qu’ils aient été évoqués ou pas, il est quand même nécessaire de souligner que cette pratique ne date pas d’aujourd’hui. Cette pratique de lancer une bataille au nom de la population, et de mener des négociations, de tenir des réunions sans mettre l’opinion publique au courant. Selon les révélations d’Éric Jean-Baptiste, il a aussi été question du comment accéder au pouvoir après le départ de Jovenel Moise.

Pourtant, n’était-ce cette sortie fracassante considérée comme un acte de trahison par les hommes de l’opposition radicale, l’opinion publique ne serait pas tenu au courant de rien. Ni la réunion, encore moins des sujets discutés au cours de ce cocktail entre les barons de l’opposition au pouvoir en place. Au moment même où la génération consciente, cette génération qui n’a rien à perdre est en train de réclamer le changement de ce système afin d’établir en Haïti un système ayant la justice sociale comme boussole, les barons de la classe politique traditionnelle s’étaient réunis pour, non pas pour discuter de comment sortir le pays de ce bourbier, mais de préférence pour discuter des stratégies à mettre en place pour pousser le dos de Jovenel Moise et ensuite prendre les rênes du pays.

Aujourd’hui, l’OEA est déjà présente en Haïti dans le seul objectif de dicter ses lois. Mais, dans le cadre de ce mouvement lancé contre le système instauré en Haïti depuis plus de deux siècles, il faut bien faire attention à ne pas répéter l’erreur. Cette erreur qui consiste à se contenter de plier aux désirs de l’international pour l’obtention du départ ou non d’un chef d’État sans réellement attaquer le système, véritable moteur de la corruption et la misère en Haïti.

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