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L’OEA en Haïti pour mettre les acteurs autour d’une table

L’OEA en Haïti pour mettre les acteurs autour d’une table








À la demande du ministre des Affaires étrangères et des Cultes d’Haïti, Bocchit Edmond, une délégation de haut niveau de l’Organisation des États américains (OEA) est arrivée dans le pays, ce mercredi 19 juin. Dirigée par l’Ambassadeur des États-Unis à l’OEA, Carlos Trujillo, cette délégation se donne pour mission de mettre en place les modalités pour un dialogue entre les différents acteurs politiques et secteurs clés de la vie nationale.

En pleine situation de troubles et de tensions politiques, où la démission du chef de l’État haïtien semble être la solution réclamée pour un retour à la stabilité, une délégation de haut niveau de l’Organisation des États américains (OEA) est arrivée, le mercredi 19 juin, dans le pays pour tenter de faire plier les différents secteurs dans leurs positions. Avec l’Ambassadeur des États-Unis d’Amérique à l’OEA, Carlos Trujillo, à la tête de la délégation et accompagné de Gonzalo Koncke, chef de cabinet du secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro, les commissaires veulent atteindre l’objectif de faire baisser la température politique et de définir les paramètres dudit dialogue prôné par le président de la République tout en donnant l’assurance d’une mission d’observation électorale de l’OEA aux prochaines élections. Ils rencontreront les principaux protagonistes afin de trouver le moyen de faciliter au mieux un dialogue entre Haïtiens.

À peine arrivée, le mercredi 19 juin, la délégation a rencontré le président de la République, Jovenel Moise. « J’ai rencontré la délégation de l’OEA autour de la crise actuelle. L’entretien a porté également sur les problèmes de sécurité et de précarité dans le pays. Je demeure convaincu que le dialogue est le seul atout nous permettra de résoudre nos différends politiques » a posté le chef de l’État haïtien sur son compte Twitter au milieu de la journée. Selon le journal Miami Herald, le Canada, les États-Unis et d’autres pays de la communauté internationale ont insisté sur le fait que Jovenel Moïse devrait participer à tous les entretiens de la délégation durant son séjour. Ce que d’autres acteurs politiques et de la société civile ont refusé catégoriquement.

Entretemps, l’opposition rejette toute possibilité de dialogue avec le chef de l’État. Ils estiment qu’il n’y pas d’autres moyens de sortie pour Jovenel Moise que de remettre sa démission, puisque le rapport de la Cour supérieure des comptes l’a épinglé dans des scandales de corruption. « Nous ne pouvons pas dialoguer avec un président impliqué dans des faits de corruption », ont-ils avancé pour justifier leurs positions. Le secteur démocratique et populaire a fait savoir qu’il ne s’intéresse pas à rencontrer la délégation de l’OEA. Le secteur continue d’entamer ses rencontres avec d’autres secteurs en vue de trouver les consensus nécessaires pour préparer l’après-Jovenel Moise. D’autres secteurs de la vie nationale ont aussi refusé de rencontrer le président pour un éventuel dialogue. Ils soutiennent aussi que la conjoncture veut un dépassement de soi afin d’éviter le pire.

D’un autre côté, s’il est vrai que les secteurs de l’opposition influencent l’opinion publique dans la tenue des mobilisations des rues, cependant, la population ne veut pas qu’un quelconque secteur négocie en son nom. Des protestataires croient que l’OEA devrait venir les retrouver pour entendre leurs revendications aussi. D’ailleurs, le mouvement « petrochallenge » initié sur les réseaux sociaux n’a pas de représentants légaux. Et, ils affirment que la solution à la crise actuelle passe par la démission de Jovenel Moise qui représente le système dont il veut bannir dans le pays.

Il faut souligner que cette délégation de l’OEA est venue dans le pays à la demande du ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Bocchit Edmond, après que le représentant d’Haïti auprès de l’OEA a passé le mois dernier à refuser, aux demandes du Canada et de la Communauté des Caraïbes, composée de 15 membres, d’attirer l’attention du conseil permanent de l’OEA sur la crise grandissante en Haïti. Toutefois, l’échec de cette mission semble être planifié dès sa conception, puisque les opposants et d’autres secteurs n’entendent pas dialoguer avec le président de la République. Ils appellent tous à la démission du président, et lui exige de se mettre à la disposition de la justice pour répondre de ses accusations.

Woovins St Phard



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