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Martissant encore, Martissant toujours…

Martissant encore, Martissant toujours…








La 3e circonscription de Port-au-Prince, notamment le quartier de Martissant, est plus que jamais livrée aux gangs armés. En plus de l’embouteillage qui paralyse à souventes fois la circulation, les affrontements entre les chefs de gang recommencent pour la plus belle.

La zone est impraticable. Pourtant, elle relie la capitale avec une partie de l’Ouest et 4 autres départements géographiques. Toutes ces hostilités n’ont qu’un bute : le contrôle des territoires. Malgré l’absence du chef de gang de Village de Dieu prétendument recherché par la Police nationale d’Haïti (PNH), Arnel Joseph, la guerre de territoires continue, et ses ramifications se prolongent jusqu’au niveau de Portail Léogâne. Ce qui rend encore plus difficile la circulation, de la capitale aux différents endroits de la côte sud.

Kidnapping, vol, viol, exécution sommaire, ces gangs armés font tout ce qui est de leur volonté. Très souvent, ils décident du droit de vivre des citoyens de la zone. Le syndicaliste Changeux Mehu, dans des déclarations faites sur certaines stations de radio de la capitale, explique que ces individus se spécialisent également dans l’enlèvement des chauffeurs avec des camions de marchandises. Et, dans de pareilles conditions, on doit leur payer deux sommes d’argent distinctes pour récupérer le camion ainsi que le chauffeur.

La PNH est impuissante face aux assauts de ces bandits. Le backup de police qui était souvent remarqué sur la place de Martissant n’est plus ces derniers moments. Les policiers affectés aux sous-commissariats de cette zone que ce soit à Grand Ravine, Portail Léogâne ou Martissant 23, n’y peuvent rien pour gérer la situation. Les citoyens sont abandonnés à leur sort. Les gangs armés dépouillent non seulement les passants, mais également les petits marchands qui exercent des activités génératrices de revenus au niveau de la 1re jusqu’à la 5e avenue.

La guerre des gangs n’est pas le seul calvaire confronté par les citoyens qui fréquentent la côte sud du pays. L’embouteillage monstre est une autre épreuve pénible des citoyens, notamment les habitants de Carrefour qui effectuent le trajet au moins deux fois par jour. Depuis les intempéries de la soirée du 2 juillet, la fréquence de l’embouteillage a augmenté. Par conséquent, ces citoyens font chaque jour l’expérience des tirs nourris et de l’embouteillage d’enfer de la 3e circonscription de Port-au-Prince. Des employés du secteur privé comme public ont déjà raté plusieurs journées de travail en raison de cette situation.

Pourtant, l’État haïtien ne donne pas l’impression d’être préoccupée par cette réalité. Huit jours après les intempéries, ni la Mairie de Port-au-Prince ni le Service national de gestion des résidus solides (SNGRS), n’ont rien fait pour déblayer la route, remplie de déchets laissés sur la chaussée par les habitants de la zone, et les tonnes d’immondices issues notamment des différentes ravines de Martissant.

Les activités fonctionnent au ralenti ou presque pas. Des autorités, dont les députés des communes de la métropole du Sud, l’actuel ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Jean Marie Reynaldo Brunet, traversent cette zone de temps en temps, mais cette situation qui préoccupent toute la population semble n’a jamais eu aucun effet sur ces autorités.

Evens Régis



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