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À Genève, l’ambassadeur Pierre André Dumbar tacle la République dominicaine

À Genève, l’ambassadeur Pierre André Dumbar tacle la République dominicaine








Depuis un certain temps, les dirigeants de la République dominicaine essaient, par tous les moyens, de faire comprendre aux autres nations membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) qu’ils sont en train de tout mettre en œuvre pour garantir le respect des droits humains. Face au cynisme des Américains, le représentant permanent d’Haïti auprès de l’ONU à Genève a rappelé aux autorités dominicaines leur décision avec l’arrêt 168-13 de leur cour constitutionnel.

Entre 24 juin et 12 juillet, c’était la 41e session du Conseil des droits de l’homme en Genève, siège social de l’ONU. Et, dans le cadre de ces assises, l’ambassadeur Pierre André Dunbar, représentant permanent d’Haïti auprès du Bureau des Nations unies à Genève, dans son intervention à la Tribune, concernant les commentaires d’Haïti précédent le vote du rapport de l’examen périodique universel, un mécanisme du Conseil des droits de l’homme visant l’amélioration des droits dans chacun des 193 États membres des Nations unies, a profité de l’occasion pour tacler la République dominicaine.

Dans son intervention, l’ambassadeur Dunbar a fait savoir qu’Haïti salue la délégation de la République dominicaine et profite pour féliciter le Gouvernement dominicain pour son engagement à protéger et promouvoir les droits de l’homme sur son territoire. Mais le pays a toutefois le regret que ses recommandations, formulées lors de la 32e session du Groupe de travail de l’examen périodique universel (EPU) en janvier 2019, relatives aux migrants et à l’apatridie soient seulement notées et que son appel à mettre fin à l’expulsion arbitraire des migrants, dont la plupart sont d’origine haïtienne, soit malheureusement rejeté.

L’ambassadeur a poursuivi pour expliquer qu’Haïti critique le fait que la question du statut des migrants en République dominicaine ainsi que la majorité des recommandations formulées sur ce même sujet par de nombreux autres pays n’ont pas non plus été prises en considération. Par ailleurs, le diplomate haïtien a recommandé l’adoption du rapport en, toutefois, exprimant certaines considérations au sujet des liens géographiques et historiques qui unissent les deux nations sœurs.

Ainsi, le chef de mission renouvelle-t-il l’engagement d’Haïti dans la poursuite de sa coopération avec la République dominicaine en vue de trouver des solutions conjointes, non seulement sur cette question, mais aussi sur beaucoup d’autres sujets y relatifs. Adopté en 2013 par la Cour constitutionnelle dominicaine, l’arrêt 168-13 est une décision qui vise à dénationaliser des milliers dominicains issus de parents haïtiens. Plusieurs organismes internationaux dont, la Commission inter américaine des droits de l’homme (CIDH) ont visité à plusieurs reprises la République dominicaine dans l’idée de forcer les autorités à faire marche arrière. Mais jusqu’à date, la décision de déporter l’ensemble de ces migrants est toujours pendante.

Par contre, il faut souligner qu’une porte de sortie a été offerte à ces Haïtiens d’origine, sous pression de la communauté internationale. C’était la possibilité de régularisation. Les procédures étaient certes compliquées, mais si l’État haïtien avait le souci de fournir ces documents aux concernés cela aurait été différent. L’amateurisme des dirigeants d’alors avait profité aux Dominicains qui misaient sur l’incapacité de l’État haïtien à fournir certains documents, dont passeport, acte de naissance, extrait des archives, etc. Aux Haïtiens d’origine qui avait fait la demande. Le programme d’identification et de documentation des immigrants haïtiens mis sur pied par le ministère des Haïtiens vivants à l’étranger (MHAVE) était trop cher pour les concernés. Daniel Supplice, qui était en poste en République dominicaine, l’avait dénoncé, et cela avait occasionné son divorce avec l’administration de Michel Joseph Martelly.

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