S'identifier Contact Avis
 
30.56° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Regain d’insécurité à Martissant et La Saline : la société civile lance un cri d’alarme

Regain d’insécurité à Martissant et La Saline : la société civile lance un cri d’alarme








Plusieurs organismes de droits humains dont le collectif défenseur plus et la Commission épiscopale justice et paix (CE-JILAP) avouent leur préoccupation relative au regain de l’insécurité à travers le pays, notamment dans la capitale haïtienne. Inquiets, les militants des droits humains questionnent la passivité de l’État.

Dorénavant, la capitale haïtienne semble être livrée à elle-même. Plus une journée sans que des membres de la population soient victimes des gangs armés. Une situation préoccupante pour les défenseurs des droits de l’homme qui questionnent le laxisme de l’État haïtien.

Selon le co-directeur de Défenseur plus, l’État haïtien ne se fait complice de ce qu’il appelle un vol organisé qui s’organise au Centre-ville. De son avis, en référence à la tuerie du 10 juillet 2019, l’espace de la Croix-des-Bossales devient depuis un certain temps un espace infréquentable pour les marchands qui peinent à étaler et vendre leurs marchandises. « Nous regrettons que la Police ne puisse pas être en mesure de prendre le contrôle de ce quartier. Nous sommes au parfum de leur cri et constamment, nous alertons vainement les autorités », a précisé M. Mortimé qui interpelle la responsabilité des mairies.

D’un autre côté, l’homme de loi dit penser que cette situation est due à l’accentuation de la crise. Une crise qui selon lui, continue de plonger le pays un peu plus fond dans cette abyssale impasse. À cet effet, il appelle le chef de l’État et l’opposition à trouver au plus vite un consensus afin de pallier cette crise. Aussi recommande-t-il une plus forte présence policière à travers tout le territoire national en vue de contrer les actes des bandits.

De son côté, le membre de la commission archidiocèse de Port-au-Prince de la CE-JILAP, Leguerson Julsaint, se montre entièrement préoccupé de la situation. Pour lui, le choix par des malfrats de viser les petits marchands n’est pas du tout innocent. Un projet, tacite peut-être, est en gestation. « Pourquoi les petits marchands comme cible ? Pourquoi l’État ne pipe mot ? À qui profite réellement cette situation ? », Se questionne-t-il doutant d’un projet malin d’apartheid économique des décideurs. Ce qui serait néfaste pour le commerce informel. Plus loin, le militant des droits humains anxieux se demande si les habitants des quartiers populaires n’ont pas droit, eux aussi à vivre dans la sécurité. Leguerson Julsaint appelle par ailleurs l’État à assumer ses responsabilités.

Daniel Sévère



Articles connexes


Afficher plus [5536]