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Sécurité publique : le SESP tente de rassurer

Sécurité publique : le SESP tente de rassurer








En tournée officielle dans la Caraïbe, la présidente de la République de Taiwan, Tsai Ing-Wen, a fait un détour pour une courte visite en Haïti le samedi 13 juillet. Au cours de cette visite de quelques heures, Madame Ing-Wen a évoqué avec son homologue d’Haïti, Jovenel Moise, les dossiers phares de la coopération bilatérale des deux républiques.

« L’État ne baisse pas les bras. Nous utilisons de manière efficace nos faibles moyens afin d’apporter des résultats satisfaisants », a lâché le secrétaire d’État à la Sécurité publique, Ronsard Saint-Cyr, en conférence de presse, le lundi 15 juillet 2019, en vue d’annoncer les décisions de sécurité adoptées en Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) pour faciliter la circulation en toute quiétude de la population durant la période estivale.

Selon le numéro un du SESP, plusieurs institutions de l’administration publique dont la Police nationale d’Haïti (PNH), la Justice, la Sécurité publique et la Santé publique vont agir en symbiose afin de préserver de tout malheur chaque membre de la population, quel que soit l’endroit où il se trouve sur le territoire national. En ce sens, le secrétaire d’État a annoncé la présence en permanence de deux équipes issues des unités spécialisées de la PNH sur les principaux grands axes du pays, particulièrement, celles comprises entre Léogâne à Petit-Goâve et Cabaret à Montrouis. Une équipe en renfort est aussi annoncée sur l’Artibonite, grand foyer de gangs armés ces derniers temps.

L’Exécutif entend faire le plein cet été en matière de sécurité, à en croire le secrétaire d’État Saint-Cyr. Néanmoins, un obstacle majeur s’oppose en permanence aux plans de la PNH, confirme-t-il, qui opère à partir des techniques méthodiques et rigoureuses. Il s’agit, fait-il savoir, de la complicité des membres de la population avec les gangs armés. Pour lui, en dehors de la précarité de la population et de l’assistance fictive que lui offrent les bandits, elle est dans l’obligation de collaborer avec les autorités étatiques afin que l’ordre revienne dans la cité. « Notre plus grand obstacle est l’attitude complice de la population avec les gangs armés. Même quand, le bandit lui fournit de l’assistance, elle doit comprendre qu’il s’agit d’une action temporaire et que le bandit reste et demeure un bandit. Lors de nos interventions et surtout, celles concernant les attaques à Martissant, nous avons eu beaucoup de difficultés à dissocier les bandits de la population civile », déplore le secrétaire d’État appelant toutefois la population à la collaboration et à la patience, car, a-t-il précisé, les autorités n’ont pas baissé les bras.

M. Saint-Cyr a, par ailleurs, donné la garantie que le CSPN en particulier a les yeux rivés sur les quartiers populeux où l’insécurité bat son plein. À Martissant comme à Savane Pistache, à La Saline comme au village de Dieu, les agents de la PNH sont sur le qui-vive, se réjouit-il. Cependant, il soutient que le travail de la PNH n’est pas du tout aisé vu qu’elle est obligée d’intervenir à chaque alerte et, parfois, dans plusieurs endroits diamétralement opposés en même temps. Dans la foulée, le responsable du SESP rappelle à qui veut l’entendre que la PNH ne peut en aucun cas intervenir au même rythme qu’aurait pensé plus d’un.

La circulation des armes à feu sur le territoire toujours incontrôlée

Questionné sur l’enquête annoncée préalablement autour de la circulation des armes à feu sur le territoire, M. Saint-Cyr n’a toujours pas la réponse appropriée. Suivant ses réponses un peu évasives, l’enquête continue. « Nous pensions au préalable que les armes rentreraient en Haïti par la frontière. Aujourd’hui, il nous parait que la majorité des armes et munitions circulant sur le territoire arrivent au pays par voie de mer », laisse croire le grand commis de l’État arguant qu’au CSPN, l’on pense à l’adoption d’un autre plan pour combattre la contrebande aussi bien que le trafic des armes à feu.

En vue d’y parvenir, Ronsard Saint-Cyr appelle à la vigilance la totalité des agents douaniers. Se référant à l’incident du Port Lafito, il y a quelques mois, le secrétaire d’État informe que l’État a, dans son répertoire, des noms de certains présumés contrebandiers qui auraient trafiqué des armes et munitions illégalement dans le pays. Au regard du principe de l’innocence présumée, l’un des hauts responsables de la sécurité nationale donne la garantie qu’ils sont déterminés et qu’ils avancent à grands pas vers la diminution de ce trafic sur le territoire sans citer de noms.

Daniel Sévère



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