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Un chapeau en fatras pour la mairie

Un chapeau en fatras pour la mairie



Depuis quelques mois, chaque coin et recoin de la commune de Petit-Goâve s’est transformé en des dépôts sauvages d’immondices. Les déchets occupent les trottoirs et obstruent le passage aux piétons, les exposent à d’éventuels cas d’accidents sur la nationale #2 et dans d’autres grands axes communaux les plus importantes du département de l’Ouest.


Les riverains déplorent l’inactivité du service de voirie de la commune face à cette situation qui trouble le train de vie de la population. Ce problème, de l’avis des riverains, semble être la résultante de la mauvaise gestion des déchets en plastique au niveau de la station d’autobus d’André 17 qui se trouve en amont par rapport au carrefour Desvignes, au nord de la ville.

Cette artère presque incontournable de la ville est occupée par de petites entreprises qui s’y établissent calmement. Ces acteurs du secteur socio-économique ne font aucune action pour offrir un espace salubre à leurs clients.

Lors des récentes averses, les crues ont transporté ces piles d’immondices vers les quartiers comme « Nan Bannann » et « bò EDH ». En dépit de la menace que représente la saison cyclonique, les autorités n’ont pris aucune décision pour freiner définitivement cette situation qui expose la vie et les biens des citoyens de ladite zone aux inondations agrémentées en majorité de déchets plastiques.

Récemment, l’administration communale de Petit-Goâve a reçu plusieurs millions de gourdes des autorités centrales, dans le cadre d’un projet d’assainissement, mais ce fonds n’a malheureusement pas su répondre à l’objectif de son décaissement pour avoir été distribué entre les membres influents des petits groupes sympathisants et amis du pouvoir en place qui dénoncent des citoyens engagés et militants politiques qui sont des opposants de la commission communale. « Ce phénomène d’insalubrité dépasse la capacité d’action des autorités locales qui disposent de faibles moyens, nous avons pensé que la subvention du gouvernement allait permettre de faire un travail sérieux, mais cette somme règle les affaires privées des dirigeants locaux », ont fait savoir des habitants de carrefour Desvignes, cette zone qui s’est transformée en un site de déchets.

La coalition pour sauver la commune de Petit-Goâve, une association ayant à sa tête qui, le militant politique, Acao Rilnor, questionne le rôle de la mairie de cette dite commune face à cet état de fait qui interpelle toutes les forces vives de la communauté Petit-Goâvienne qui doit continuer à faire des pressions sur les autorités à cet effet.

Par ailleurs, le militant Acao Rilnor dénonce aussi les maires qui, selon lui, ont gaspillé plusieurs millions de gourdes sans aboutir à de véritables résultats. Pour lui, le maire principal a opté pour le gaspillage de ce fonds dans l’unique but de calmer la fureur de quelques opposants au pouvoir Tèt kale.

Soulignons que le maire principal de la commune de Petit-Goâve, Limongy Samson Jean, n’a pas voulu intervenir sur ce dossier. Toutefois, il qualifie de mensonge, les allégations de corruption portées contre lui par les opposants au régime en place.

Makendy Zicout




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