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Petrocaribe : le secteur démocratique fustige Jovenel Moise et Ramoncite Accimé

Petrocaribe : le secteur démocratique fustige Jovenel Moise et Ramoncite Accimé



Tentée par la sollicitation d’une mission d’experts internationaux pour auditer les comptes dépensés dans le fonds Petrocaribe, Jovenel Moise vient d’attirer sur lui les foudres de l’opposition politique. Selon le secteur démocratique et populaire, le président, malgré l’insistance de la communauté internationale, avoue qu’il est incapable de diriger. Parallèlement, ils ont fustigé le juge instructeur, Ramoncite Accimé, qui selon eux, vient de prendre des décisions cosmétiques pour tourner en dérision la population et faire trainer en longueur le dossier.


« Après la séance très contestée du Sénat de la République, au début de l’année 2018, transférant au travers d’une résolution le deuxième rapport sénatorial sur le gaspillage du fonds Petrocaribe à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA), les proches du PHTK, notamment le chef de la nation, Jovenel Moise, avaient soutenu que les rapports sont politiques et seule la CSC/CA est compétente pour traiter un tel dossier. Aujourd’hui, après avoir été mis sur la sellette par ladite institution, il monte au créneau pour la décrédibiliser en se tournant vers l’international », rappelle le porte-parole du secteur démocratique et populaire, Schiller Louidor, en réaction à l’intervention du locataire du Palais national le weekend écoulé sur le dossier Petrocaribe. Selon le docteur Louidor, le numéro un de la nation vient de faire l’aveu de son incapacité à diriger le pays suivant les prescrits constitutionnels, l’éthique et le protocole.

Déjà en guerre contre le régime du PHTK, le représentant du parti Fanmi lavalas, comme à son style, n’a pas mâché ses mots pour s’adresser au successeur de Michel Joseph Martelly. Pour lui, Jovenel Moise, de par sa position, confirme que le secteur a bien eu raison de soutenir que le procès du fonds Petrocaribe ne peut pas avoir lieu sous son administration. « Il est un imposteur, un incapable qui oublie les attributions que lui confère l’article 136.1 de la Constitution. Après avoir souillé et vilipendé toutes les institutions du pays dont il en est le garant de la bonne marche, le locataire du Palais national, en dehors du colossal travail réalisé par la Cour des comptes, veut en finir aussi avec cette institution. Par conséquent, la population se trouve dans l’obligation d’accorder son violon avec l’opposition pour chasser au plus vite Jovenel Moise du pouvoir », revendique-t-il arguant que le chef de la nation est passible de la haute cour de justice pour haute trahison.

Pour le secteur démocratique et populaire, cette démarche du chef de l’État est plus que scandaleuse. Cela impliquerait que, mais vraiment d’un ton ironique, n’importe quel citoyen désapprouvant une décision de justice peut se faire le plaisir d’appeler à une instance étrangère pour assurer l’arbitrage, car, les institutions nationales n’ont pas les qualités encore moins les compétences qu’il faut. « Il s’agit là d’une impuissance et d’une incompétence avouées. Auparavant, il a endossé le fait qu’il est un corrompu, ensuite qu’il a été mal élu et maintenant qu’il ne garantit pas la bonne marche des institutions. Pour nous, il n’est plus », soutient M. Louidor qui qualifie de raciste la communauté internationale qui selon lui, contre la volonté populaire, maintient au pouvoir l’homme d’Agritrans.

Questionné sur l’impuissance de l’opposition à renverser cette muraille internationale, le politique martèle que cette structure est pourtant forte. Elle est en passe de réviser ses stratégies pour lancer une nouvelle phase dans la bataille qui serait malheureusement nocive pour l’internationale et la frange du secteur économique qui le soutiennent encore et qui caressent dans les coulisses l’idée de l’éclatement d’une guerre civile dans le pays. « Je vous fais l’annonce que vous ne résisterez pas à la fureur populaire », a-t-il menacé.

Le Juge Accimé, un comédien du PHTK

Très amer contre le pouvoir, Schiller Louidor, n’a pas, non plus, fait preuve de clémence vis-à-vis du juge d’instruction, Ramoncite Accimé, qui a convoqué pour audition plusieurs anciens grands commis de l’État indexés dans le rapport de la CSCCA seulement à quelques jours de la demande de la partie civile de se déporter du dossier. D’après le politique le juge instructeur fait du théâtre. « Il s’agit d’une manœuvre pour tuer le temps. Il est un allié du PHTK et, par conséquent, il fait semblant de vouloir agir afin de maintenir en otage ce dossier », a-t-il dénoncé.

En vue de soutenir sa position, le docteur Louidor se base sur la décision de geler les fonds de certaines personnalités indexées dans le premier rapport pour ensuite faire machine arrière peu de temps après. Pour cette fois, il ne veut pas faire preuve de naïveté, par conséquent, il dit attendre sans délai la désignation d’un autre juge pour continuer l’instruction du dossier.

Daniel Sévère




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