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Pas question pour l’OEA de refaire le rapport Petrocaribe

Pas question pour l’OEA de refaire le rapport Petrocaribe



Suite à la publication d’un article dans le journal Miami Herald, le 12 juillet, par le président Jovenel Moise évoquant le support de l’OEA dans le dossier Petrocaribe, plusieurs acteurs politiques et autres groupes organisés de la société civile ont dénoncé cette intention du premier citoyen de la nation. Face aux remontrances de ces acteurs, le ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Bocchit Edmond, a fait le point, précisant que le président Jovenel Moïse n’a pas demandé à l’OEA d’envoyer des experts pour refaire le rapport Petrocaribe.


« Dans cet environnement hyper partisan et déchirant, l’honnêteté et la justice sont des objectifs lointains. C’est la raison pour laquelle je collabore avec l’Organisation des États américains afin de constituer une équipe d’experts financiers internationaux indépendants au sein d’une commission qui s’articulera autour de notre politique brisée afin de réaliser un audit juste, crédible et objectif, de sorte que les juges haïtiens puissent poursuivre légalement les auteurs de ces crimes. Pour avoir commis des crimes et volé l’État haïtien », tel est entre autres, les allégations du président Jovenel Moise dans un article paru le 12 juillet dans le journal Miami Herald dévoilant le plan du chef de l’État de faire reprendre le travail de la Cour des comptes. Pour tenter de calmer les esprits face aux remous que suscite cette déclaration, le ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Bocchit Edmond, estime qu’il y a une mésinterprétation de l’idée du président Jovenel Moise.

Selon le chancelier haïtien, Jovenel Moïse n’a pas demandé à l’OEA d’envoyer des experts pour refaire le rapport Petrocaribe. « Il n’a jamais été question qu’une commission de l’OEA vienne refaire le rapport d’audit sur la gestion des fonds Petrocaribe, un travail qui a été déjà réalisé par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, une institution républicaine spécialisée en la matière », a précisé Bocchit Edmond. Toutefois, il a affirmé que le dossier été mis en discussion avec les structures internes de l’OEA, même si la demande formelle n’a pas encore été soumise. « Contrairement à ce qui est dit et compris dans l’opinion générale, les experts en finance dont il fait mention n’auront pas la mission de remplacer les juges de la CSC/CA, mais d’œuvrer au renforcement de leurs compétences en ce qui concerne la lutte contre la corruption », a indiqué M. Edmond, qui croit qu’étant membre d’une institution internationale comme l’OEA, Haïti a aussi le droit de solliciter des assistances techniques lorsque le besoin se fait sentir.

Pour le titulaire du MAEC, nous ne pouvons pas parler de lutte contre la corruption si nous refusons d’admettre qu’à notre niveau nous avons des faiblesses énormes qui puissent nous empêcher de mener efficacement cette bataille. Voulant faire croire que les experts de l’OEA sollicités par le président Moise n’auront pas la mission de refaire le rapport Petrocaribe, mais de renforcer les capacités de la CSC/CA, le chancelier haïtien évoque plutôt la demande d’un partenariat avec l’OEA pour soutenir l’institution. « Ce modèle de partenariat a été expérimenté récemment avec le Honduras. Financé par le gouvernement du Canada, ce dernier avait donné de très bons résultats », a relaté Bocchit Edmond pour justifier l’arrivée éventuelle d’experts de l’organisation continentale.

Vers une mise en garde de l’OEA sur son intervention dans le dossier Petrocaribe

Si l’Exécutif partage l’idée de faire venir des experts de l’OEA dans le pays pour travailler avec la Cour des comptes, plusieurs acteurs politiques et de la société civile ont dénoncé cette intention du chef de l’État. Au Parlement, les sénateurs de l’opposition se préparent à contrecarrer ce plan. « C’est un véritable avilissement des institutions républicaines particulièrement la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, une institution de contrôle dont la principale mission est d’auditer la gestion des comptables de deniers publics », a déclaré le sénateur Nènèl Cassy qui attribue cet acte à de la trahison.

Face à ce comportement qui fait appel à l’ingérence étrangère dans le pays, le sénateur des Nippes a fait savoir qu’il n’écarte pas la possibilité d’écrire à l’OEA pour lui demander de prendre ses distances en refusant la demande de Jovenel Moïse.

Woovins St Phard




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