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Le mois du calvaire des migrants haïtiens

Le mois du calvaire des migrants haïtiens



Définitivement, ce mois de juillet semble être un mois de calvaire et de grande pression pour les migrants haïtiens. Ce n’est pas que les autres mois aient été profitables, mais par rapport aux grandes décisions adoptées au niveau des administrations des pays d’accueil, le mois de juillet, en attendant la fin de l’année, est jusqu’à date le mois le plus bouleversant pour les migrants haïtiens.


En ce début de semaine, l’administration de Donald Trump a pris la décision de commencer par chasser les migrants illégaux de son territoire. Ce qui a provoqué une situation de panique sans pareille au sein de la communauté haïtienne qui redoute un retour au pays d’origine en raison des situations socio-économiques, politiques et sécuritaires précaires. Les rues de Little Haïti sont pratiquement désertes tous les jours depuis ce lancement de la campagne de déportation des immigrants illégaux aux États-Unis par les policiers spécialisés.

Les Haïtiens sont restés chez eux dans le quartier de « Ti Haïti », redoutant des perquisitions des policiers. Pour l’instant pas de loisirs, pas de jeux sur les trottoirs pour les Haïtiens. Même les églises sont pratiquement vides. Il y a très peu d’affluence dans les églises, selon les rapports des organisations de défense des droits humains.

Cette campagne est lancée dans 9 grandes villes du pays. Les organisations de défense des droits humains déploient des observateurs partout, dans plusieurs quartiers, dans le but d’acquérir certaines informations. Ils ont constaté que les agents de l’immigration ont frappé à plusieurs portes, mais les occupants n’ont pas ouvert. D’après la législation américaine, les occupants sont obligés d’ouvrir leurs portes uniquement si les policiers présentent un mandat signé des autorités judiciaires.

Mais pour les États-Unis, il y a plus de garanties pour une porte de sortie. Car, les immigrants peuvent obtenir gratuitement par téléphone des conseils juridiques pour mieux défendre leurs droits. Les déportations d’immigrants illégaux ne sont pas nouvelles aux États-Unis, mais depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, c’est devenu plus sévère. Elle est réalisée sur l’ensemble du territoire et vise des déportations massives.

Ce ne sont pas uniquement les États-Unis qui entament une campagne de déportation des migrants au cours de ce mois de juillet. Le Chili, deuxième pays derrière les États-Unis qui supporte Haïti le plus en terme de transfert d’argent, entame aussi une campagne de déportation contre les migrants haïtiens. Par contre, si pour les États-Unis, les migrants pourraient toujours avoir une porte de sortie. Pour le Chili, c’est différent, le 22 juillet est la date du début de la campagne de déportation massive des Haïtiens illégaux au Chili. 16 000 Haïtiens sont sous la menace de déportation de l’administration Sébastian Pinera. Tout cela, juste pour une question d’un certificat de bonne vie et mœurs et casier judiciaire.

Pendant ce temps, la déportation en République dominicaine se poursuit. Au moins 200 Haïtiens sont déportés tous les jours au cours de ce mois de juillet. La Direction générale des migrations (DGM) a informé qu’elle a réalisé entre 10 et 19 juin des opérations de contrôle migratoire dans 13 provinces : Azua, Dajabón, Espaillat, La Vega, Hato Mayor del Rey, Montecristi, Puerto Plata, San Cristobal, Santiago de los Caballeros, Saint-Domingue, Santiago Rodriguez, San José de Ocoa, Valverde et le district national au cours desquelles 2,740 ressortissants haïtiens ont été contrôlés. Sans oublier qu’au Mexique, des centaines d’Haïtiens, refusant la déportation, sont en duels tous les jours avec les autorités migratoires.

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