S'identifier Contact Avis
 
30° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Les préoccupations du secrétaire général de l’ONU

Les préoccupations du secrétaire général de l’ONU



Par rapport au massacre de La Saline, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gúterres, se dit préoccupé par cette situation. Dans un article du Journal Miami Herald, publié le 17 juillet, Antonio Gúterres déplore la passivité des autorités judiciaires sur ce cas de violation de droits humains survenu dans le pays, et les cas de corruptions indiqués par la Cour des comptes.


Après les différents rapports des organisations des droits humains en Haïti sur les évènements qu’elles appellent « massacre de La Saline », survenus en novembre 2018, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gúterres, s’attendait à ce que la justice haïtienne ait pu mettre en branle immédiatement des processus pour arrêter les vrais coupables. « Les allégations de complicité d’au moins deux officiers de police et un représentant de l’État appellent les autorités à agir rapidement pour traduire en justice les responsables de ces crimes », a indiqué Antonio Gúterres, dans un article Miami Herald paru le 17 juillet, en réaction au rapport des Nations unies sur cet incident. Pourtant, environ sept mois après, les avancées judiciaires sont toujours dans l’impasse, et les victimes continuent de subir des exactions de la part des groupes armés.

Face à ces actes attentatoires aux droits humains dans le pays, le secrétaire général de l’ONU dresse un tableau sombre de la situation générale en Haïti. À l’approche du départ de la MINUJUSTH qui marquera aussi le retrait des forces de maintien de la paix des Nations unies en Haïti, M. Gúterres a souligné une recrudescence d’activités criminelles liées aux gangs, à une dégradation de l’environnement économique, à des vagues successives de manifestations antigouvernementales et d’allégation de corruption contre le président de la République.

S’agissant du dossier Petrocaribe, Antonio Gúterres a reconnu le travail de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif sur ce dossier. Selon lui, la Cour a mis à nu certaines allégations de détournement de fonds impliquant le programme. Toutefois, il estime que les démarches judiciaires s’attardent quant à la comparution des auteurs de ces crimes financiers devant la justice.

L’incapacité de la justice haïtienne dévoilée face aux dossiers criants de la République

Pour permettre à la justice de prendre en main son travail, Antonio Gúterres demande au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) de veiller à ce que les juges relevant de sa compétence jouissent de l’indépendance nécessaire pour bien mener les procédures relatives à ces dossiers. Toutefois, le portugais croit qu’il est difficile de déterminer si le CSPJ a autorité sur des juges qu’il n’a pas nommés. Et, Antonio Gúterres s’interroge pour demander comment le président peut nommer des juges suffisamment indépendants pour les inculper.

S’il est vrai que le mandat de la MINUJUSTH arrive à son terme au mois d’octobre de cette année, cependant, le rapport du secrétaire général des UN sur les derniers évènements qui ont eu lieu dans le pays vient soulever des doutes sur la capacité du pays à se relever seul. Et, le secrétaire général se montre préoccupé par les sorts du pouvoir judiciaire et de la PNH, dont les missions des Nations unies dans le pays depuis de quinze ans ont travaillé pour leur renforcement.

Woovins St Phard




Articles connexes


Afficher plus [6126]