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L’opposition politique n’a pas encore rendu les armes

L’opposition politique n’a pas encore rendu les armes








Réputée insignifiante, l’opposition politique continue, toutefois, de mener la bataille antigouvernementale sur tous les fronts. Au Parlement, les opposants font la corde raide au point même de gêner les partisans du pouvoir qui sont en majorité écrasante. Parallèlement, l’opposition mise sur les manifestations de rue en invitant la population à se mobiliser pour rompre définitivement avec ce système qu’elle estime obsolète.

Avec le risque de dysfonctionnement au début de l’année 2020, le Parlement, à travers ses compositions politiques, fait monter la pression. D’une part, les quatre sénateurs qui ont, à deux reprises, empêché au Premier ministre Jean Michel Lapin, pourtant nommé, de présenter sa déclaration de sa politique générale (situation qui l’a conduit jusqu’à la démission) et d’autre part, la programmation de la séance portant sur la mise en accusation du chef de l’État à la Chambre basse. Les députés et sénateurs, en dépit de leur position minoritaire au Bicentenaire, n’entendent pas abdiquer et espèrent donner une leçon historique à leurs collègues de la majorité.

Tous deux, protagonistes de la demande de mise en accusation du chef de l’État, Sinal Bertrand et Jean Marcel Lumérant, respectivement députés de Port-Salut et de Grand-Goâve, ont, tour à tour, exprimé leur attachement à la lutte populaire. Défendant ce qu’ils pensent être juste à travers la tribune de la Chambre basse, les députés sont toutefois conscients de leurs limites, estimant que c’est à la population de prendre acte du comportement de chaque parlementaire et de rester mobilisée sur le macadam afin de barrer la route aux plans macabres de l’Exécutif et de ses proches.

Se positionnant ainsi, les parlementaires ont voulu, à l’instar des leaders de l’opposition, lancé un cri d’alarme à la population pour leur dire que la bataille populaire doit être maintenue. Selon eux, ils ont joué leur partition, mais, en position de minorité, ils n’ont aucune garantie que ni la Constitution ni les règles de l’État de droit ne vont être respectées. « Puisqu’il s’agit d’une assemblée démocratique et nous n’avons aucune garantie que la position des autres députés va changer, c’est à la population de rester mobilisée », avait soutenu l’élu de Grand-Goâve.

Néanmoins, si au Parlement, elle parvient à tenir le coup, sur le macadam au contraire tout porte à croire que l’opposition politique connait une baisse de régime. La faible participation record aux récentes mobilisations organisées par cette dernière, malgré les différentes campagnes médiatiques les précédant, témoigne qu’il y a un malentendu énorme au sein de ce secteur. Difficulté que les chefs de fils de l’opposition entendent contrecarrer par le dialogue. À cet effet, fut annoncé un ensemble de démarches intersectorielles en vue de parvenir à une position uniforme sur les dispositions à prendre pour assurer l’après Jovenel. Une consultation dont les résultats se font, jusqu’ici, attendre alors que les mobilisations de l’opposition nagent dans des eaux sombres.

Entretemps, une nouvelle journée de manifestation est lancée pour le 14 août prochain. Ce, dans les mêmes objectifs :
aboutir au départ de Jovenel Moïse, l’instauration d’un gouvernement de transition, le dialogue national, etc. Selon le docteur, Schiller Louidor, du secteur démocratique et populaire, les parlementaires s’acquittent de la bataille institutionnelle. Quant à la poursuite des mobilisations sur le terrain, a-t-il dit, l’opposition s’apprête à lancer la dernière phase soulignant toutefois que le secteur démocratique est en soutien aux législateurs qui font de la résistance au Bicentenaire. « Il ne reste seulement à la communauté internationale de comprendre qu’elle doit lâcher Jovenel Moïse si elle ne veut pas qu’elle soit prise pour son complice », a-t-il martelé arguant que les mobilisations anti-gouvernementales vont, dorénavant, s’intensifier.

Daniel Sévère



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