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Le feuilleton de la mise en accusation

Le feuilleton de la mise en accusation








L’incertitude a régné pendant de longues heures au Bicentenaire, ce 12 août, quant à la reprise, à la Chambre basse, de la séance autour de la mise en accusation du président de la République et mise en continuation la semaine dernière. Très tard, lundi après-midi, quelques rares parlementaires étaient remarqués dans l’hémicycle alors que la séance était fixée à 11 heures du matin.

Aux environs de 17 h 30, la secrétaire des séances a indiqué avoir recensé 60 parlementaires dans la salle après l’appel nominal alors que la présence de 54 députés a été vraiment constatée. En fait, 59 députés manquaient à l’appel.

Le président de la Chambre des députés, Gary Bodeau, a décidé de mettre une nouvelle fois, la séance en continuation, arguant notamment le manque de sérénité dans les parages du Parlement. L’élu de Delmas a fait savoir que le Bureau va proposer une nouvelle date pour la tenue de ladite séance.

Auparavant, quelques activistes politiques s’étaient avaient pris rendez-vous devant les locaux du Parlement pour apporter leur soutien aux députés accusateurs.

Dans un premier temps, ils étaient contraints par des agents de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO), de se réfugier sur la Place d’Italie.

Des pneus enflammés sur la chaussée et des jets de pierre ainsi que de tessons de bouteille en direction du Parlement ont créé une situation confuse aux abords du Parlement. Les agents de l’ordre ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène.

Les protestataires ont craché leur colère en raison de l’incapacité du chef de l’État à juguler la crise économique aiguë du pays. Selon eux, Jovenel Moise, mérite d’être mis en accusation.

Pour les députés accusateurs, l’incident du 12 août est symptomatique de la faiblesse du Pouvoir exécutif. Ils ont souhaité obtenir les pièces exigées du bureau dans le cadre de la continuation de ladite séance.

Parallèlement, des individus lourdement armés ont entretenu, lundi, à la mi-journée, une situation de panique, au Bicentenaire, à l’entrée sud de la capitale. Des tirs nourris ont été entendus en plusieurs endroits occupés par les bandits. Au moins 2 passants en sont sortis blessés, a-t-on appris. Ils ont été transportés d'urgence dans un centre hospitalier pour se faire soigner.

Les bandits armés ont détourné un camion de ciment, volé un véhicule de la marque Toyota Rav4 ainsi que 4 motocyclettes.

Dans la foulée, Antonio Cheramy, l’un des membres du groupe des 4 sénateurs de l’opposition, solidaire des députés de la minorité qui envisagent la possibilité de mettre en accusation le président de la République, continue de reprocher au chef de l’État son incapacité de répondre aux desiderata de la population défavorisée.

L’insécurité et la cherté de la vie sont particulièrement mises en avant par l’élu du département de l’Ouest pour réclamer la tète de Jovenel Moise.

Une situation qui n’a pas empêché à la commission chargée d’analyser le dossier du Premier ministre nommé d’espérer soumettre cette semaine son rapport à l’assemblée.

Selon le commissaire Jean Wilson Hippolyte, le député a indiqué n’avoir relevé aucune irrégularité au niveau des pièces soumises par Fritz William Michel.

Edlène Vernal



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