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Le député Printemps Bélizaire appelle au soulèvement populaire

Le député Printemps Bélizaire appelle au soulèvement populaire



Le député de la troisième circonscription de Port-au-Prince, Printemps Bélizaire, est favorable à un soulèvement populaire dans le pays. Selon l’élu de Fanmi lavalas, se basant sur le pourrissement de la situation sociopolitique et sécuritaire du pays, la nation n’est plus dirigée. Le parlementaire a, par ailleurs, dénoncé le Bureau de la Chambre basse qu’il estime de connivence avec le Palais national.


Portant le discours du secteur démocratique et populaire, Printemps Bélizaire, croit qu’il est grand temps que la nation se lève comme un seul homme pour dénoncer leurs mauvaises conditions de vie. De l’avis du député, en réaction à la détérioration des conditions sécuritaires dans sa circonscription et face au laxisme de l’État, le pays n’est pas dirigé. Par conséquent, les couches sociales, qui hésitent encore, doivent rejoindre la population sur le macadam pour renverser la situation et contraindre le locataire du Palais national à jeter l’éponge le plus vite que possible.

Selon Printemps Bélizaire, l’État haïtien, qui devrait être au service de la nation, est gangstérisé. Abandonnée, la population doit recourir à un soulèvement, car, fait-il savoir, il n’est pas question que la classe moyenne déjà décapitalisée se laisse appauvrir les bras croisés. Pour le membre du secteur démocratique et populaire, qui ne jure que par la mise en place d’une équipe de transition, la troisième circonscription ne veut plus accepter son sort sous les regards passifs de l’Exécutif et de la Police nationale d’Haïti.

« Il est intolérable que l’on ne cesse de compter à longueur de journée des cadavres dans cette zone. Il est inacceptable que les pauvres gens ayant consenti des sacrifices énormes assistent au détournement de leurs camions de marchandises alors qu’ils ont contracté de lourdes dettes pour en faire l’acquisition », déplore le parlementaire qui n’a pas caché son indignation face à la récurrence de cette situation.

C’était aussi l’occasion pour le député de revenir sur la reprise de la séance de mise en accusation du chef de l’État interrompue pour des raisons de sécurité, le 12 août 2019. Pour lui il s’agit d’une manœuvre en plus du Bureau de la Chambre basse vers l’aboutissement de la volonté du chef de la nation de diriger le pays dès le deuxième lundi de 2020 par décret. « Ils se trompent grandement vu que nous autres nous n’allons pas baisser les bras », a fait remarquer le député du groupe minoritaire.

« En fin de mandat, il est temps que les députés proches du pouvoir fassent leur mea-culpa à la nation pour avoir, pendant des années, trahi la population dont ils sont censés être ses représentants. Cette demande de mise en accusation sollicitée par la minorité aurait dû leur servir de prétexte pour faire leur pénitence pour avoir encouragé la violation systématique de la Constitution durant leur mandat », a-t-il ajouté, en soulignant qu’il va encore tenir son bâton de pèlerin pour ramener à la raison ses collègues récalcitrants.

Le député a conclu en ironisant sur le renvoi de la séance du 12 aout pour cause d’insécurité. Selon lui, si le Parlement n’arrive pas à fonctionner faute de sécurité, en dépit de l’immense intérêt pour une telle séance, cela prouve que le pays est livré à lui même. Ce qui implique que personne ne garantit la bonne marche des institutions.

Daniel Sévère




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