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Les conditions sécuritaires s’aggravent à Martissant

Les conditions sécuritaires s’aggravent à Martissant



Les conditions de sécurité s’aggravent à Martissant, mais l’État central garde toujours un silence qui frôle la complicité. Les bandits armés font la loi au niveau de la 3e circonscription de Port-au-Prince paralysant ainsi presque toutes les activités au sein de la métropole et dans les grandes agglomérations dans le Sud du pays.


Durant ces derniers temps, les gangs armés ont accentué les opérations de violences à Martissant, un bidonville qui se trouve au sud de la capitale. Ce mardi 13 août, des échanges de tirs ont été enregistrés entre les bandits armés qui tentaient de rançonner la population et certains agents de la Police nationale d’Haïti qui, en réalité, ne peuvent pas faire face aux assauts de ces individus armés de manière illégale.

Durant le week-end écoulé, au moins 3 personnes, parmi lesquelles un policier, ont été tuées par les bandits armés. Selon les témoignages, le policier assurait la sécurité d’un jeune migrant haïtien du Chili qui rendait visite à ses parents à Martissant. Les habitants de la communauté sont aux abois, des résidents déplorent tous l’absence de réaction des forces de l’ordre qui, selon eux, devaient effectuer un déploiement sévère afin de mettre fin à cette situation de tension qui règne au niveau de la zone.

La semaine dernière, un syndicaliste a été abattu par des bandits armés en rentrant chez lui. Ses parents n’avaient même pas pu bénéficier de l’appui d’une patrouille de police pour qu’un juge puisse dresser le procès-verbal du décès. Même les policiers ont peur de circuler dans la zone. Les gangs armés resserrent l’étau sur les résidents de Martissant, pratiquement abandonnés à leur sort.

Parallèlement, un autre groupe de bandits armés opère et fait régner la terreur au Bicentenaire, paralysant presque tous les jours les activités au niveau du parquet de Port-au-Prince et l’Institut haïtien de statistique et d’informatique (IHSI). Des riverains et utilisateurs de la voie publique sont, à maintes reprises, victimes des affrontements entre les gangs rivaux de la zone. Pourtant, les autorités avaient fait état d’un dispositif sécuritaire durant la période estivale. Loin des résultats escomptés, c’est une augmentation considérable des cas d’insécurité.

À un moment où ces chefs de gangs sont en train de terroriser la population, les membres de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (CNDDR) ne trouvent rien de plus important à régler sinon tourner tout le monde en dérision avec une affaire de désarmement fictif. Ces scènes de comédie ont toujours eu lieu dans les quartiers populaires en vue de donner l’impression qu’il y a réellement un vrai processus de désarmement. Lundi 12 août, au Wharf de Jérémie, les membres de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (CNDDR) ont récupéré 4 misérables armes à feu et 50 projectiles entre les mains d’un puissant chef de gang de la zone, en échange d’accompagnement de l’État.

M. Jean Rebel Dorcenat, membre de la commission, insiste sur la nécessité de poursuivre les efforts pour récupérer les munitions comme si les bandits armés allaient de manière pacifique remettre des armes même en contrepartie d’accompagnement économique ou autres. Selon lui, les membres du gang Mikanor du wharf de Jérémie, après cette remise symbolique, poursuivront les négociations avec la CNDDR en vue de leur réinsertion sociale. Véritable jeu de dupe. Et ce sont nos dirigeants qui sont à la base d’un jeu pareil.

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